Combien de personnes en France seraient encore prêtes à mourir pour leur pays ? Très peu, assurément. Mais une nation pour laquelle personne n’est prêt à mourir peut-elle survivre ? Beaucoup d’indicateurs nous laissent penser que la France est en plein déclin, sur plusieurs points. 

Les mesures du déclin de la France

Le déclin de la France est d’abord économique, d’abord : le pays ne cesse de dégringoler dans le classement des économies mondiales depuis le début du XXème siècle, pour être désormais 7e. Les PME allemandes déposent deux fois plus de brevets que les PME françaises, et on ne trouve aucune entreprise française dans le top 50 des entreprises déposant le plus de brevets dans le monde, contrairement aux pays asiatiques tels que le Japon, la Chine ou la Corée.

 Le déclin est également intellectuel : certaines études avancent que le QI est en train de chuter, au rythme de 4 points en 10 ans. Notre score est médiocre au dernier classement PISA : 26e sur 70 derrière un bon nombre de pays européens. Enfin, la France est dernière de l’Union Européenne en maths et en sciences au niveau CM1 selon le classement TIMSS 2015. 

 Le déclin démographique est aussi en cours : désormais le taux de fécondité est de 1,9 enfants par femme, ce qui n’assure plus le renouvellement des générations. La réalité est même pire, puisque non seulement les Français n’assurent pas leur renouvellement, mais en plus ils accueillent sur leur territoire des populations extra-européennes qui ne se gênent pas pour compenser, et qui les remplacent lentement. A l’heure actuelle, c’est probablement la forme de déclin de la France (et plus généralement de l’Europe) qui est la plus inquiétante.

 Le dépérissement spirituel est indéniable, pour le meilleur ou pour le pire : le nombre de personnes sans religion est actuellement de 40%, contre 10% en 1980. Le nombre de baptêmes a été divisé par 2 en 30 ans. Encore une fois, dans un mouvement de balancier mortifère, une religion exogène à l’Europe progresse, elle, en France : l’islam. L’islam étant intimement lié à une anthropologie non-européenne, il n’y a pas à se réjouir de cette forme de vigueur religieuse en France.

 On peut ajouter à cela un certain nombre de maux très modernes : essor de la pornographie, consommation de drogues, addiction à la télévision et aux écrans, nourriture issue des fast foods, menant à des pathologies contemporaines comme l’addiction, l’obésité, l’anorexie, la toxicomanie, la dépression, le burnout…

La perte de l’élan vital, une décadence morale

 Mais au-delà de tous ces arguments factuels, et c’est peut-être bien plus grave, la France, et l’Occident en général, semblent avoir perdu tout élan vital. En effet, on ne célèbre plus la vie dans notre pays. Avoir des enfants ne constitue plus nécessairement un horizon dans la vie, c’est devenu une option. En 50 ans, l’âge moyen auquel on a son premier enfant a augmenté de presque 5 ans. Désormais, on ne souhaite pas être mère avant d’avoir une bonne situation, avant d’avoir “fait carrière”, et on ne veut pas bloquer son avancement pour une grossesse.

 Parfois on ne veut pas d’enfants justement parce qu’on n’a plus confiance en l’avenir du monde qui nous entoure. Certains vont jusqu’à conseiller de ne pas faire d’enfants pour sauver la planète… C’est cocasse de vouloir sauver l’humanité en lui conseillant de ne pas se reproduire. 

 L’avortement est également devenu monnaie courante, puisqu’une Française sur 3 a recours à celui-ci une fois dans sa vie. Quoiqu’on pense de cette pratique, elle constitue généralement un drame et cela semble très incongru de se féliciter des 220 000 avortements par an que l’on compte en France. C’est d’autant plus étonnant que l’on vit dans une société où la peine de mort est généralement considérée comme un abomination, car nous ne pouvons pas consentir à tuer quelqu’un.

 De même, l’euthanasie tend à être banalisée et surtout généralisée à toute personne qui réclame de mourir, puisque certains défendent le droit au suicide assisté, même pour les personnes bien portantes. Ces idées sont tout à fait contemporaines et contraires au sens commun, elle contribue à étayer l’idée selon laquelle la culture de la vie a disparu en France.

 Cela est encore accentué par la destruction de structures traditionnelles en mesure de célébrer et d’accueillir la vie : c’est le cas de la famille en particulier. Le socle de la famille, qui est le mariage, est en train de mourir : 45% des mariages finissent en divorce, et chaque année, le nombre de mariages fêtés diminue. Le nombre de divorces augmente chaque année, constituant à chaque fois un drame et un traumatisme pour les enfants concernés, ce qui peut notamment provoquer les pathologies psychologiques évoquées plus haut.

La haine de soi, moteur du suicide français

 Mais quelle est l’explication de ce constat ? Il semblerait que les Français aient, en partie au moins, perdu leur élan de vie. Cela ne les préoccupe plus de survivre en tant que peuple, de s’inscrire dans une lignée qui a un avenir.

L’origine principale de ce phénomène est la honte de leur histoire et de leur passé développée par une partie des Français. Cette honte a muté en haine de soi : le Français ne mérite plus de vivre. En effet, le 20e siècle a été meurtrier et atroce : cela semble être la faute des Européens. Le Français a été Croisé, colonisateur, marchand d’esclaves, collaborateur, raciste, antisémite, il est temps pour lui de se repentir. Et cette repentance sera éternelle. Dans cette optique, la meilleure chose que le Français puisse désormais faire pour le monde est tout simplement de disparaître…

Ce discours ethno-masochiste est évidemment absurde, mais résulte d’une vision faussée de l’histoire, qui est devenue la norme en France, et en Occident en général. Mon combat pour la réinformation s’inscrit naturellement dans la volonté de raviver l’élan vital que trop de Français ont perdu.

Tout ne fait que commencer.

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