Dans cet article, je résume en une soixantaine de points l’essentiel à connaître sur l’intelligence et sa génétique, sur la question raciale et les différences raciales.

Pour être plus précis, j’aborde les points suivants : 

  • Définition de l’intelligence, du QI et du facteur g
  • Pertinence et intérêt du QI dans la compréhension des phénomènes sociaux
  • Origine génétique des différences d’intelligence entre les individus au sein d’une population, importance des facteurs environnementaux
  • Génétique de l’intelligence avec les GWAS et les PRS
  • Différences raciales d’intelligence et origine génétique de ces écarts
  • Pertinence du concept de race appliqué à l’être humain
  • Baisse du QI, fertilité dysgénique et effet Flynn (modèle de co-occurrence de Woodley)
  • Modèle évolutif r/K appliqué aux humains et explications des différences raciales par des stratégies d’histoire de vie différentes
  • Réussite des surdoués en opposition avec des mythes répandus
  • Lien entre QI et taille du cerveau et différences sexuelles cognitives

Je considère que cet article est absolument fondamental parce que ces éléments permettent de comprendre de nombreux phénomènes sociaux dont l’explication réelle n’apparaît pas dans le débat public, alors qu’il s’agit de phénomènes très importants comme la sur-criminalité des populations d’origine africaine ou leur sous-performance académique et professionnelle vérifiée dans tous les pays. Il est temps d’arrêter de fermer les yeux sur la question raciale, qui est un tabou alors que, lorsqu’elle est bien comprise, elle éclaire très largement ces questions sociales et leur origine.

Les 60 points sont classés en différentes rubriques, dont les titres, en grande police, sont facilement visibles. J’ajouterai probablement quelques éléments au fur et à mesure, et je justifierai chaque point avec des éléments tangibles et des références précises pour le lecteur. En attendant, je vous renvoie aux articles que j’ai déjà rédigés sur le QI et la question raciale, car ils abordent plus en détail plusieurs des éléments que j’avance dans la première partie de cette liste.

Définition de l’intelligence, du QI et du facteur g : 

  1. Le concept d’intelligence en psychologie est bien défini et renvoie à l’intelligence générale, qui est une mesure de l’efficacité du fonctionnement cognitif d’un individu. C’est une moyenne des performances des principales capacités cognitives d’une personne.
  2. Toutes les capacités cognitives d’une personne sont corrélées entre elles (entre 0,6 et 0,9), d’où la pertinence de la notion de QI.
  3. Le facteur g est le facteur commun à toutes les facultés mentales, ou plus précisément la variance partagée existant entre plusieurs mesures de capacité cognitives.
  4. Les psychologues qui étudient le QI s’accordent depuis longtemps sur la validité de sa mesure et la pertinence de cette notion.
  5. La théorie des intelligences multiples de Gardner est sans intérêt, puisqu’elle brouille la notion d’intelligence sans apporter d’éléments supplémentaires. En effet, les prétendues intelligences multiples ne sont que des facultés cognitives différentes, reliées entre elles par le facteur g. C’est une théorie qui est plaisante pour l’opinion publique car elle est démagogique.
  6. L’intelligence émotionnelle est un concept imprécis et peu pertinent, puisqu’il n’apporte pas plus d’informations que la combinaison d’un test de QI et d’un test de personnalité. Il est bien moins important que le QI en tant qu’indicateur de réussite.

Importance et intérêt du QI : 

  1. Le QI est un bon prédicteur de la réussite d’un individu. Le QI est positivement corrélé à des dizaines de traits objectivement désirables dans la vie, telles que le succès financier, le statut socio-économique, le niveau d’étude, les résultats scolaires, le caractère coopératif, la performance au travail, la santé mentale, la santé physique, l’espérance de vie et le comportement pro-social.
  2. Inversement, un bas QI est souvent à l’origine d’échecs.
  3. Le QI national est également un très bon prédicteur de la réussite du pays : c’est même le meilleur indicateur à l’heure actuelle.
  4. Une baisse de QI à l’échelle nationale a de nombreuses conséquences négatives.
  5. Une baisse du QI national moyen a un impact (négatif) considérable sur l’économie du pays, d’autant plus qu’elle implique une sévère diminution du nombre de surdoués.
  6. Un haut QI correspond à une meilleure capacité à planifier et à prévoir sur le long-terme, essentielle pour bâtir une civilisation.

Différences individuelles de QI et origine génétique :

  1. L’intelligence d’une personne (donc son QI) dépend à la fois de facteurs génétiques et environnementaux.
  2. Les psychométriciens s’accordent désormais à dire que la génétique joue un rôle plus important que l’environnement dans la création de différences de QI entre les individus.
  3. Pour mesurer la “part génétique dans les différences individuelles d’intelligence”, on utilise le concept d’héritabilité. L’héritabilité désigne précisément la “part des différences de QI au sein d’une population qui est due à des différences génétiques”.
  4. L’héritabilité de l’intelligence augmente de façon linéaire, passant d’environ 20% dans la petite enfance à 40 à 50% à l’adolescence, puis à 60% au début de l’âge adulte, jusqu’à 80% (voire plus) à l’âge adulte. C’est l’effet Wilson : il est contre-intuitif et va à l’encontre des positions socio-constructivistes.
  5. Peu de facteurs environnementaux permettent de faire augmenter le QI, et souvent dans des proportions faibles. Il est quasiment impossible d’augmenter l’intelligence générale (g) par des interventions environnementales.

Gènes de l’intelligence :

  1. Des progrès scientifiques récents (et en cours) colossaux en génomique ont permis d’identifier en quelques années des centaines de variantes génétiques (SNP) associés à l’intelligence.
  2. Ces modèles basés sur les GWAS/PRS sont actuellement les outils qui prédisent le mieux l’intelligence, et ils vont commencer à être utilisés pour estimer le QI futur d’embryons.

Différences raciales d’intelligence :

  1. Il y a des différences d’intelligence entre les races : il est établi depuis des décennies (et l’écart ne bouge pas) qu’un écart-type sépare le QI moyen des Blancs (100) et des Noirs (85) aux Etats-Unis.
  2. La vraie question n’est pas de savoir s’il y a un écart d’intelligence (cela ne fait pas débat), mais s’il est d’origine génétique ou pas.
  3. Selon le sondage le plus récent sur les différences raciales, 84% des experts de l’intelligence pensent que la génétique est au moins impliquée dans cet écart de QI.
  4. De nombreux indices nous permettent de penser que c’est vrai : l’héritabilité intra-groupe, la corrélation des scores polygéniques d’intelligence avec les QI raciaux moyens, l’effet Wilson et sa correspondance avec l’écart des QI raciaux, l’écart plus marqué sur les sous-tests les plus chargés en g, la stabilité de l’écart des QI raciaux.
  5. Nous pouvons raisonnablement penser que les gènes comptent pour au moins 50% de la différence de QI établie entre les races.
  6. La carte du QI de Richard Lynn est globalement correcte (les imprécisions pour certains pays où les données sont pauvres ont une importance marginale et ne changent rien aux enseignements principaux de la carte) et a été plusieurs fois répliquée.

Existence de la race et pertinence de ce concept : 

  1. La race désigne la subdivision de l’espèce. On peut diviser l’espèce humaine en différentes races au même titre que pour les autres espèces.
  2. La subdivision des humains en différentes races résulte naturellement d’une évolution divergente due à un isolement géographique et à des pressions environnementales différentes rencontrées par Homo sapiens depuis que des migrations ont eu lieu.
  3. Par rapport à de nombreuses autres espèces pour lesquelles on distingue des races (sous-espèces), les humains possèdent une diversité génétique entre les races qui est tout aussi élevée : la diversité morphologique, l’hétérozygotie génétique et la différenciation (FST) sont grandes chez homo sapiens.
  4. Si on prend en compte un nombre suffisants de gènes, on peut déterminer l’appartenance raciale d’une personne sans aucune incertitude
  5. Les races “construites socialement” correspondent effectivement aux races déterminées génétiquement, et l’appartenance raciale auto-identifiée par une personne correspond quasi-systématiquement à son appartenance raciale génétique.
  6. Lorsque les généticiens utilisent les termes de “groupes de populations”, de “groupes d’ascendance” ou de “geographic ancestry” en anglais, ces termes ont en général la même signification que le mot “races”, mais ils les emploient car ils ne sont pas polémiques.
  7. ce dernier a exactement la même signification que le mot “race”, mais il est employé car il n’est pas polémique.
  8. “Il y a plus de diversité génétique au sein d’une même race qu’entre 2 races différentes” est un mauvais argument qui a été présenté notamment par le biologiste (militant d’extrême-gauche) Richard Lewontin, et qui a été réfuté. C’est pourquoi on l’appelle “le sophisme de Lewontin”.
  9. Le contre-argument le plus important au sophisme de Lewontin a été présenté par A.W.F. Edwards : “la plupart des informations qui distinguent les populations sont cachées au sein de la structure de corrélation des données, et non simplement au sein de la variation des facteurs individuels”. L’erreur de Lewontin est de considérer chaque gène de façon indépendante. 
  10. L’argument présenté par Lewontin pourrait également s’appliquer à de nombreuses autres espèces animales, pour lesquelles l’existence de races n’est pas questionnée. C’est par exemple le cas du chien : il y a plus de diversité génétique intraraciale qu’interraciale chez les chiens. (En réalité, la distribution de la diversité génétique ne dit quasiment rien de la taille ou de l’importance des différences entre les groupes.)
Races Humaines consensus Pierre de Tiremont
Excellent résumé sur l’avis des spécialistes concernant les races humaines, par Pierre de Tiremont

Dysgénisme et baisse du QI : 

  1. Le QI baisse en France et dans la plupart des pays développés depuis quelques décennies : plus précisément, c’est l’intelligence générale g qui baisse dans ces pays.
  2. La baisse de l’intelligence s’explique par une fertilité dysgénique : les individus les plus intelligents font moins d’enfants que les individus les moins aptes.
  3. Il y a de multiples preuves de la diminution séculaire de g depuis l’ère victorienne parmi lesquelles : l’augmentation des temps de réaction visuel et auditif simples, la diminution de la fréquence de vocabulaire complexe (chargé en g), la diminution de l’acuité chromatique, la diminution de la capacité de mémoire de travail, etc.
  4. L’effet Flynn désigne l’augmentation des scores aux tests de QI observés dans la plupart des pays Occidentaux jusqu’au début des années 1990.
  5. L’effet Flynn est probablement dû à une amélioration des conditions de vie dans le monde, en particulier une meilleure nutrition.
  6. Le paradoxe de Cattell correspond au fait que le QI des populations occidentales augmentait au cours du XXe siècle malgré une fertilité dysgénique, ce qui semble incompatible.
  7. Le paradoxe de Cattell est résolu par le modèle de co-occurrence de Michael Woodley of Menie : La baisse séculaire de g pendant le XXe siècle était masquée par une amélioration des conditions environnementales qui ont permis d’augmenter les scores aux sous-tests de QI les moins chargés en g. Maintenant que l’effet Flynn a pris fin dans les pays Occidentaux, la baisse de g se voit dans la baisse du QI.
  8. La baisse du QI s’explique également en partie par l’arrivée de populations immigrées au QI moyen plus faible que les natifs.
Résumé sur la baisse du QI et de g dans les pays Occidentaux.
Merci à Pierre de Tiremont pour l’infographie

Stratégies r/K et stratégies d’histoire de vie : 

  1. Le modèle évolutif r/K permet d’expliquer comment l’évolution de la stratégie de reproduction des espèces est liée aux aléas de l’environnement. Il a été proposé par le père de la sociobiologie E.O. Wilson.
  2. La stratégie K est une stratégie de développement sélectionnée par les êtres vivants dont les conditions de vie sont prévisibles (mais potentiellement hostiles), avec des approvisionnements réguliers en ressources et des risques faibles : les animaux investissent dans la survie des jeunes, et ont une fécondité limitée. On parle aussi de “stratégie d’histoire de vie lente” pour désigner la stratégie K.
  3. La stratégie r est une stratégie de développement sélectionnée par les êtres vivants dont l’habitat et l’approvisionnement en ressources sont imprévisibles (même si elles peuvent être abondantes) et les risques élevés : les espèces misent alors “sur le nombre”, ce qui se traduit par une forte fécondité et un investissement parental limité envers leur progéniture. On parle aussi de “stratégie d’histoire de vie rapide”.
  4. Les êtres vivants, et en particulier les espèces animales se répartissent sur un continuum r/K allant des stratégies les plus r vers les stratégies les plus K.
  5. Sur ce spectre inter-espèces, les êtres humains adoptent une stratégie K très marquée.
  6. Toutefois, au même titre qu’il y a des différences inter-espèces dans le choix des stratégies d’histoire de vie, il y a des différences intra-espèces, notamment chez l’humain. Cela a été mis en avant pour la première fois par Philippe Rushton, qui a constaté un schéma à 3 voies des différences génétiques raciales : pour des dizaines de traits mesurés, on remarque que les Asiatiques de l’Est se situent à une extrémité du spectre (stratégie K), les Noirs à l’autre extrémité (stratégie r), et les Blancs entre les deux.
  7. Ces différences raciales concernent à la fois l’intelligence (les Asiatiques de l’Est sont les plus intelligents sur le spectre), la sexualité/reproduction (les Noirs ont la fécondité la plus forte), la personnalité (les Asiatiques de l’Est sont les moins agressifs et les plus stables mentalement), la vitesse de croissance/maturation (les Noirs ont la vitesse de maturation la plus élevée), l’espérance de vie (les Asiatiques de l’Est ont l’espérance de vie la plus élevée), le crime (les populations noires africaines sont les plus criminelles) et la stabilité familiale (les familles noires sont les moins stables).
  8. Le modèle r/K permet de comprendre un certain nombre de phénomènes dans la société, en particulier l’importante sur-criminalité des populations originaires d’Afrique : elle s’explique par une stratégie d’histoire de vie plus rapide, corrélée à une plus grande agressivité, une plus grande instabilité émotionnelle, et une plus grande prévalence à la psychopathie.
  9. L’évolution des différentes races vers des stratégies plus ou moins r ou K s’explique par l’existence de niches évolutives différentes, dues à des conditions de vie et des environnements différents. Dans une première approche, on peut dire que la stratégie d’histoire de vie rapide a été choisie dans un environnement imprévisible mais où les ressources sont facilement accessibles toute l’année. Inversement, la stratégie d’histoire de vie lente a été choisie dans des environnements hostiles (hivers froids, notamment), mais prévisibles.
histoire de vie.png
Infographie qui résume les caractéristiques associées aux différentes stratégies d’histoire de vie (modèle évolutif r/K)

A propos des surdoués : 

  1. Un surdoué est généralement défini comme un individu qui a plus de 130 de QI. C’est la définition qui nous semble la plus valide et que nous utilisons ici.
  2. De nombreux mythes circulent à propos des surdoués, mais ils sont bien souvent faux. Il est par exemple complètement faux de dire que les surdoués sont souvent en échec scolaire, ou qu’ils sont socialement inadaptés. 
  3. Au contraire, les surdoués réussissent beaucoup mieux que la moyenne (en termes de réussite scolaire, de revenus ou de position sociale), et c’est même le cas pour les “très haut potentiel”, par exemple ayant un QI supérieur à 145 détecté dès l’âge de 12 ou 13 ans. Les corrélations entre le QI et la réussite sont donc vérifiées à toutes les plages de QI.

Autres éléments importants : 

  1. Le QI est corrélé à la taille du cerveau. L’étude la plus récente sur le sujet (Gignac & Bates, 2017) aboutit à une corrélation d’environ 0,4 pour des individus adultes en bonne santé. Cette corrélation est donc un argument en faveur des héréditaristes car les Blancs ont en moyenne des cerveaux plus grands que les Noirs.
  2. L’écart-type de la distribution d’intelligence chez les hommes est plus élevé que chez les femmes. Parmi les gens à hauts QI et à très hauts QI, il y a donc plus d’hommes. Cela explique par exemple pourquoi les femmes sont très largement sous-représentées parmi les meilleurs mathématiciens, les meilleurs joueurs d’échec ou encore les meilleurs compositeurs.
  3. Un écart statistique moyen entre 2 ensembles ou une corrélation ne sont pas invalidés par des contre-exemples. Citer des surdoués en échec scolaire ou des Noirs ayant un QI de 160 n’invalide aucune des propositions susmentionnées.

Liste complète des mots-clés mentionnés : intelligence, quotient intellectuel (QI), intelligence générale, facteur g, corrélations sociales du QI, importance des facultés cognitives, QI national, différences individuelles d’intelligence, héritabilité, effet Wilson, gènes de l’intelligence, GWAS, score polygénique (PRS), différences raciales d’intelligences, “black-white gap”, sondages des experts, carte du QI, Richard Lynn, races, diversité génétique, sophisme de Lewontin, baisse du QI, dysgénisme, fertilité dysgénique, effet Flynn, paradoxe de Cattell, modèle de co-occurrence, Michael Woodley of Menie, modèle évolutif r/K, sociobiologie, E.O. Wilson, stratégies d’histoire de vie, Philippe Rushton, différences raciales de criminalité, sur-criminalité noire, sur-délinquance immigrée, différences psychologiques, théorie des hivers froids, surdoués, mythes sur les surdoués, réussite des surdoués, QI et taille du cerveau, différences sexuelles cognitives.

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