Les discours critiques vis-à-vis de l’immigration ont plutôt mauvaise presse. Ceux qui les tiennent se font rapidement étiqueter « extrême-droite », quand ils ne se font pas simplement traiter de racistes. De fait, une bonne partie de la population française est hermétique à ces discours.

On pourrait affirmer que la diabolisation est un moyen commode pour les médias de ne pas répondre sur le fond, de balayer d’une insulte ces vérités dérangeantes qui vont à l’encontre de leur idéologie. Et d’affirmer que la population prend le pli des médias. Mais on pourrait aussi reconnaître que le messager est tout aussi important que le message, et qu’il est naturel de prendre ses distances vis-à-vis personnalités ayant une réputation sulfureuse, et dont on ne connaît pas les motivations profondes.

Dans ce cas, il convient peut-être d’y être un peu plus attentif quand ils émanent de personnalités ayant une bonne réputation, et difficilement soupçonnables d’être animés par de la « haine ».

Nous avons rassemblé tous les exemples de déclarations critiques de l’immigration et issues de personnalités de gauche pour la plupart.

François Hollande, dans le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, « Un président ne devrait pas dire ça », sorti en 2016, a déclaré :

« Il y a un problème avec l’islam qui demande des lieux, des reconnaissances. »
«Je pense qu’il y a trop d’arrivées, d’immigration qui ne devrait pas être là. »

Gérard Collomb : cadre du parti socialiste, il est franc-maçon et fait partie du grand orient de France (source : Wikipédia). C’est lorsqu’il est ministre de l’intérieur d’Emmanuel Macron qu’il a cet échange avec un journaliste de Valeurs Actuelles :

GC : C’est très inquiétant. Ce que je lis tous les matins dans les notes de police reflète une situation très pessimiste. Les rapports entre les gens sont très durs, les gens ne veulent pas vivre ensemble …

VA : Quelle est la part de responsabilité de l’immigration ?

GC : Enorme […] Des communautés en France s’affrontent et c’est très violent

Dans une interview Europe 1 le 7 novembre 2018 :

« On a laissé se ghettoïser un certain nombre de quartiers […] La situation dégénérera »

Le 3 octobre 2018, de son discours de départ du ministère de l’intérieur, à propos des « quartiers » :

« la situation est très dégradée. […] Aujourd’hui c’est plutôt la loi du plus fort qui s’impose, des narcotrafiquants, des islamistes radicaux […] aujourd’hui on vit côte à côte, je crains que demain on vive face à face […] et demain la situation deviendra ingérable »

Valéry Giscard d’Estaing : dans sa biographie écrite par Eric Roussel et parue en 2018, affirme que le regroupement familial est son plus grand regret. En 1991, dans Le Figaro Magazine, il annonçait que « le problème actuel auquel nous aurons à faire face se déplace de l’immigration à l’invasion ».

Michel Rocard, le 3 décembre 1989, dans l’émission 7/7 :

« Nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde. La France doit rester ce qu’elle est, une terre d’asile politique […] mais pas plus. »

Le 7 janvier 1990, à l’Assemblée Nationale devant des élus socialistes originaires du Maghreb, Michel Rocard aurait ainsi déclaré :

« Aujourd’hui, je dis clairement — je n’ai pas de plaisir à le dire, j’ai beaucoup réfléchi avant d’assumer cette formule, il m’a semblé que mon devoir était de l’assumer complètement : la France n’est plus, ne peut plus être une terre d’immigration nouvelle. Je l’ai déjà dit et je le réaffirme : quelque généreux qu’on soit, nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde. »

A partir de 1993, pour des raisons politiques, il reniera sa formule, en lui ajoutant « mais elle doit en prendre sa part ».

Le Dalaï-Lama, critique sur l’immigration lors d’une interview pour la BBC en 2019 : 

« Les pays européens devraient accueillir ces réfugiés et leur procurer éducation et formation, le but étant qu’ils retournent dans leurs pays avec certaines compétences. »

« Un nombre limité, ça va. Sinon, toute l’Europe deviendra un jour musulmane ou africaine, c’est impossible. »

« L’Europe est pour les Européens. » 

« Eux-mêmes sont mieux sur leurs propres terres. »

« Chaque pays a sa propre culture, sa propre langue, son propre mode de vie, et il est mieux pour chacun de vivre dans son propre pays. C’est mon opinion. »

Cardinal Sarah (entretien avec l’Incorrect, 2019) : 

« S’il faut les aider, je pense que c’est sur place »

« Dieu ne veut pas la migration »

« J’ai peur que le déséquilibre démographique engendré par ces vagues migratoires vous fasse perdre votre identité et ce qui fait votre spécificité »

« Vous voyez bien que vous êtes envahis par l’Islam »

Charles De Gaulle (par Alain Peyrefitte, 1959) :

« C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France.

Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoire! Les musulmans, vous êtes allés les voir? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants.

Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? »

Hassan II, roi du Maroc (1993) :

« L’intégration est possible entre Européens. La trame est la même, c’est le même continent. Ils [les Marocains] ne seront jamais 100% Français, ils seront de mauvais Français, je peux vous l’assurer »

Jean-Pierre Chevènement :

Dans son livre « Un défi de civilisation », Chevènement suggère, comme le pape, que l’accueil des migrants soit «proportionné à la capacité d’intégration». Il met en garde contre la constitution de «diasporas qui se laissent d’autant moins absorber que l’écart entre leur culture et la culture autochtone est plus grand». L’auteur propose donc de «canaliser les flux migratoires» dans des limites précises «en vue d’assurer la survie de nos sociétés en tant qu’entités politiques et culturelles constituées».

Le 29 août 2016 sur France Inter, à propos de la ville de Saint-Denis :
« 80 % des enfants en primaire ne maîtrisent pas la langue française » dans cette ville, et elle compte « 135 nationalités, mais il y en a une qui a quasiment disparu ».

Emmanuel Macron (16 septembre 2019) :

“Nous n’avons pas le droit de ne pas regarder ce sujet en face”. “La question est de savoir si nous voulons être un parti bourgeois ou pas. Les bourgeois n’ont pas de problème avec cela: ils ne la croisent pas. Les classes populaires vivent avec”, a-t-il souligné.

“La gauche n’a pas voulu regarder ce problème pendant des décennies. Les classes populaires ont donc migré vers l’extrême droite. On est comme les trois petits singes: on ne veut pas regarder”, a-t-il encore ajouté.

Il ajoute quand même un « La France a toujours été une terre d’immigration ».

Fabien Roussel (secrétaire national du PCF, France 3, 23 septembre 2019) :

« Je suis pour stopper cette immigration organisée par les traités libéraux de Bruxelles… »
« Ces chefs d’entreprises qui utilisent l’immigration illégale »
« Je comprends la colère des Français »

Georges Marchais, ancien secrétaire général du Parti communiste français, dans sa Lettre au recteur de la mosquée de Paris, publiée le 6 janvier 1981 dans l’Humanité.

“En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leur familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes.

Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables.
La cote d’alerte est atteinte. Il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine.

Se trouvent entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français.”

Albert Camus, dans une lettre à Jean Grenier, 1958 :

« Le train du monde m’accable en ce moment. A longue échéance, tous les continents (jaune, noir et bistre) basculeront sur la vieille Europe. Ils sont des centaines et des centaines de millions. Ils ont faim et ils n’ont pas peur de mourir. Nous, nous ne savons plus ni mourir, ni tuer. Il faudrait prêcher, mais l’Europe ne croit à rien. Alors, il faut attendre l’an mille ou un miracle. Pour moi, je trouve de plus en plus dur de vivre devant un mur. »

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