Présentation de la catégorie “Réactions”

La rubrique “Réactions” de mon blog va me permettre de réagir et de répondre à divers articles ou vidéos que je trouve sur Internet.

C’est donc un format hétéroclite dont l’objectif principal est d’identifier les arguments de la gauche et de démolir précisément leur rhétorique, qui est très souvent au mieux fallacieuse, au pire mensongère.

Voici les réactions déjà publiées :

A Harvard, mieux vaut être noir que riche, blanc ou sportif

Réponse à la vidéo “L’Histoire est-elle manipulée par les médias?”, de Nota Bene

Réponse à la vidéo “Pourquoi j’ai lu Mein Kampf” de Dave Sheik, florilège des arguments bancals des anti-racistes

Nassim Taleb ne comprend rien au QI (réponses à son article)

Réponse à la vidéo “Pourquoi j’ai lu Mein Kampf” de Dave Sheik, florilège des arguments bancals des anti-racistes

Je publie ici une réponse à une ancienne vidéo (2016), mais qui a eu du succès, publiée par Dave Sheik sur sa chaîne “Histoire Brève”. Cette vidéo me semble concentrer un certain nombre d’arguments fallacieux et de sophismes que la gauche utilise continuellement et qu’il est important d’identifier et de réfuter.

A l’instar de son camarade Nota Bene, Dave Sheik fait partie des Youtubeurs d’extrême-gauche qui distillent leur idéologie cosmopolite sur leur chaîne : on y trouve par exemple une vidéo censée réfuter le “mythe” de la bataille de Poitiers (parce que Charles Martel serait une référence des vilains fachos, et ça, c’est mal), une vidéo sur “l’échec de la démocratie” qu’incarnerait Donald Trump, ou encore le fameux “décodage” du génocide blanc en Afrique du Sud (qui selon la description de sa vidéo, ne semble pas être un drame).

Mais concentrons-nous sur sa vidéo anti-raciste. Dans celle-ci, Dave Sheik commence par adopter ironiquement pendant une minute un discours qu’il souhaite réfuter, mais (étonnamment) il le caricature à peine, si bien que ce discours semble être plutôt de bon sens… La suite de sa vidéo est censée le “débunker”, mais les réels arguments avancés sont peu nombreux et très bancals. Ce sont les poncifs habituels de la gauche, que nous allons étudier un par un.

  • Il relativise les problèmes d’intégration en faisant semblant de croire qu’un maghrébin musulman s’intègre aussi bien qu’un blanc chrétien d’Italie… Des communautés sont d’autant plus proches qu’elles partagent des choses (la religion, la culture, la proximité génétique), et il est évident que l’immigration européenne s’intègre infiniment plus facilement en France que l’immigration africaine.
  • Il pense que les attentats n’ont rien à voir avec l’islam, comme tous les bien-pensants qui n’ont jamais lu une ligne du Coran. Alors que toutes les réalités moralement répréhensibles pour un Occidental du XXIe siècle que l’on trouve dans les pays musulmans sont justifiés par le Coran (comme vous pouvez le lire dans mon article), ce qui n’implique évidemment pas que tous les musulmans veulent appliquer le Coran à la lettre.
  • Il ment en affirmant que les gens qui votent pour l’extrême-droite sont des ignorants qui ne connaissent pas l’immigration mais qui ont peur de façon irrationnelle. En effet, il suffit de voir les résultats des dernières élections nationales pour mettre à bas cette idée reçue : les résultats positifs en faveur du RN dans les Bouches-du-Rhône par exemple, qui sont très positifs alors que c’est une région où l’immigration est largement présente.
  • Il pense que le lien musulman/terroriste du Bataclan est tout aussi tiré par les cheveux que le lien blanc chrétien/Anders Breivik, ce qui relève d’une malhonnêteté époustouflante. Premièrement, parce que l’Occident est depuis des années le théâtre de dizaines d’attentats islamistes, alors que le “terrorisme blanc” est marginal en comparaison. Deuxièmement, ces attentats islamistes sont revendiqués par des gens dont l’unique idéologie est l’islam (et la vision qu’ils en ont) alors que le “terrorisme blanc” n’a aucun lien particulier avec le christianisme!
  • Il ment sur le fait qu’on pointe directement du doigt l’islamisme lorsqu’un attentat est perpétré, alors qu’au contraire les médias maintiennent très longtemps que ce ne sont que des déséquilibrés, quand bien même ils auraient hurlé “Allah Akbar” en commettant leur crime. Cet antiracisme niais a même provoqué des contretemps dans certaines enquêtes, comme pour Mohamed Merah où sur les plateaux TV on ne cessait d’évoquer la piste de l’extrême-droite raciste et antisémite avant de découvrir le réel profil du meurtrier.
  • Il utilise pour la 36000e fois le sophisme “mais je connais des bons Arabes très bien intégrés”, sans comprendre que ça n’invalide pas une seule seconde la position de ceux qui refusent la submersion migratoire: des individus peuvent s’intégrer et même s’assimiler, mais à l’heure actuelle il ne s’agit plus d’individus mais de communautés entières et inassimilables en France.
  • Enfin, il conclut sa vidéo en apothéose avec un point Godwin classique pour dire aux méchants qui ont des idées d’extrême-droite qu’ils sont en filiation directe avec Hitler.

10 Résistants d’extrême droite

Les Résistants d’extrême-droite

Résistants d’extrême-droite? Est-ce un oxymore? Loin s’en faut!

“C’est la gauche qui a exploité la Résistance, mais ce sont des gens de droite qui l’ont créée ! “

Ainsi s’exprime en 1987 François de Grossouvre, conseiller personnel de François Mitterrand et ancien résistant, face à l’historien Dominique Venner, qu’il incitera 2 ans plus tard à écrire sa grande “Histoire critique de la Résistance”.

La droite qu’évoque François de Grossouvre n’a d’ailleurs rien de modéré, les premiers Résistants étant très souvent issus de l’extrême-droite des années 30. C’est d’ailleurs le même euphémisme qu’utilise Alain Griotteray, plus jeune chef de réseau de la France combattante, dans le titre de son livre “1940 : La droite était au rendez-vous. Qui furent les premiers résistants ?”

En témoigne également l’ancien député SFIO Félix Gouin : “Les premiers émissaires du gaullisme participaient à peu près tous de l’état d’esprit qui animait les adhérents de Londres […] Nous fûmes inquiets et troublés des liaisons que nous découvrions entre eux et tel groupement de droite et d’extrême-droite. A la réflexion, cela peut s’expliquer, je crois, assez facilement. Les gens de droite étaient en général des hommes d’action en lutte violente avec le conformisme régnant.

En effet, contrairement à la vision manichéenne de la Seconde Guerre Mondiale qui s’est imposée dans la doxa, la Résistance comptait dans ses rangs de très nombreux hommes issus de l’extrême-droite, et ce sont mêmes les premiers à s’être mobilisés dès 1940. Ces résistants sont très souvent issus de l’Action Française, mouvement royaliste dirigé par Charles Maurras, mais également de la “Cagoule”. Originellement nommée Organisation secrète d’action révolutionnaire nationale (OSARN), la Cagoule est une organisation nationaliste clandestine qui mène des actions de terrorisme (assassinats, attentats, trafics d’armes) dans les années 30. Son idéologie puise à la fois dans l’anticommuniste, l’anti-républicanisme et l’antisémitisme.

Pourtant, les hommes de l’Action Française (AF) et de la Cagoule vont massivement se mobiliser contre les Allemands dès l’armistice. De même, des gens de gauche, socialistes, communistes ou pacifistes vont se retrouver dans la Collaboration active, d’une façon bien plus marquée que Vichy qui mène une bien tiède “collaboration” de compromis.

C’est un paradoxe français qu’on a du mal à comprendre lorsqu’on étudie les événements en noir et blanc comme on l’a généralement fait à l’école.

Dans cet article, nous avons donc choisi de mettre en avant dix personnalités aux destins variés mais qui partagent tous deux points communs : ce sont des Résistants, et ils sont issus de l’extrême-droite.

1) Paul Dungler

Paul Dungler est dans sa jeunesse dirigeant des Camelots du roi de Thann, mais il rompt avec l’Action Française pour rejoindre la Cagoule. Au moment de l’armistice, il projette de retourner en Alsace pour organiser des groupes de combat clandestins en s’appuyant sur ses anciens camarades de l’AF et de la Cagoule. Sachant que plusieurs de ces derniers sont en poste à Vichy, il s’y rend en juillet 1940 où il rencontre son ami Gabriel Jeantet, un ancien de la Cagoule.

Il retourne clandestinement en Alsace à la fin du mois d’août, et fonde le 1er septembre 1940 à Thann la première cellule de ce qui deviendra la 7e Colonne d’Alsace. Il se rend ensuite à Lyon où il expose ses projets au général Frère, avant de retrouver Jeantet à Vichy. Celui-ci a créé en décembre 1940 l’Amicale de France, centre privé de propagande et de liaison créé dans le cadre de la Révolution nationale.

“Pendant près de 4 ans, dira Paul Dungler, l’Amicale de France, à Vichy, aura été ma maison et celle de la 7e Colonne d’Alsace. Elle est parvenue à me remettre régulièrement des fonds importants pour notre organisation.”

Le 23 février 41, par l’entremise de Jeantet et du Dr Ménétrel, il a été reçu par le Maréchal Pétain qui lui a remis 500000 francs. Le chef de l’Etat lui a garanti sa protection et s’est longuement informé de la situation dans les 2 départements alsaciens annexés par le Reich.

Dungler est arrêté avec Jeantet à Vichy, fin juillet 1944, par la Gestapo et ils sont déportés en Tchécoslovaquie où les Américains les délivreront le 8 mai 1945. Ce résistant d’extrême-droite sera fait Officier de la Légion d’Honneur et recevra la Médaille de la Résistance.

2) Jacques Renouvin

Jacques Renouvin
Jacques Renouvin, ancien Camelot du roi qui crée les Groupes Francs

Jacques Renouvin est avocat, ancien Camelot du roi qui rompt avec l’Action Française après l’échec du 6 février 1934. C’est un homme passionné et violent qui se fait remarquer en 1938 en giflant publiquement Paul-Etienne Flandin, ancien ministre et homme respecté. Ce dernier avait en effet envoyé un télégramme de félicitations aux signataires de l’accord de Munich. Renouvin correspond donc bien au qualificatif “d’excité d’extrême-droite”.

En tant qu’ancien militant de l’Action Française, il voue une haine viscérale à l’Allemagne, et après l’armistice, il part vers Montpellier. Là-bas, il rejoint le mouvement clandestin Liberté mené par un groupe de professeurs chrétiens-démocrates. Il commence également à mener des expéditions punitives contre les Français favorables à la tiède “collaboration” de Vichy.

Renouvin parvient à organiser des Groupes Francs (GF) dans la France libre. Ceux-ci vont commencer par de l’intimidation (déchirages d’affiches, sabotages de réunions, etc.) puis la violence va augmenter (ils brisent les vitrines ou incendient les locaux de leurs adversaires politiques). A la fin de 1941, Renouvin passe aux explosifs et organise des “Kermesses”. Ce sont des coups programmés à la même heure, le même jour dans plusieurs villes contre le même type d’objectifs.

A partir de l’occupation de la zone libre, les GF vont désormais organiser des attentats contre des réputés collaborateurs (policiers ou adversaires politiques). Renouvin, premier responsable des GF unifiés, est arrêté à Brive en février 1943. Le résistant royaliste sera torturé pendant des mois avant d’être déporté en Allemagne, où il meurt d’épuisement en janvier 1944.

3) Maurice Duclos

Maurice Duclos
Maurice Duclos, ancien Cagoulard et l’un des premiers agents de la France libre

Maurice Duclos est un ancien membre de la Cagoule, matricule 478 dans l’OSAR, où il s’est principalement occupé du transport des armes entre la Belgique et la France. Son implication dans des actions terroristes de la Cagoule lui vaudront de passer 3 mois et demi à la Prison de la Santé. 

Dès l’annonce de l’armistice, le 17 juin, il décide de passer en Angleterre et traverse la Manche à bord d’une barque de sauvetage. Il apprend l’appel du Général De Gaulle et se rend le jour même à Carlton Gardens pour se mettre à sa disposition.

Suivant le code Cagoulard, il prend un pseudonyme choisi dans le plan du métro parisien : Saint-Jacques. Duclos est le 2e agent de la France Libre envoyé en zone occupée. Sa mission est de mettre en place un premier réseau de renseignements.

Dès son arrivée à Paris 2 semaines plus tard, le résistant d’extrême-droite se rend chez son ami Gabriel Jeantet, ex-Cagoulard rallié au Maréchal. Ensemble, ils se rendent à Vichy où Pétain et plusieurs membres de son entourage sont informés de la présence de l’envoyé de Londres, mais il demeure libre de se déplacer. Duclos découvre qu’il bénéficie à Vichy de la protection de ses anciens amis cagoulards, ce qui va faciliter sa circulation en zone libre.

Duclos est un agent très actif de la France libre et il se couvre de gloire dans les combats de 1944. Après la Libération, il sera traîné devant la justice pour répondre de ses activités d’avant-guerre. “Malgré la guerre, la défaite, la Résistance, la vieille République n’a rien oublié et continue de poursuivre ses adversaires”, raconte affirme fort justement l’historien Dominique Venner. 

Duclos s’expatriera définitivement en Argentine après ce procès de la Cagoule dont il gardera un sentiment amer.

4) Honoré d’Estienne d’Orves

Honoré d'Estienne d'Orves
Honoré d’Estienne d’Orves, polytechnicien, lieutenant de vaisseau, agent de la France libre, gaulliste et pétainiste, fusillé en 1941.

Honoré d’Estienne d’Orves est ce que l’on pourrait appeler un “héros pur et sans reproche”, qui a su être à la fois gaulliste et pétainiste.

Honoré d’Estienne d’Orves est un monarchiste de très ancienne tradition. Ses aïeux, d’Autichamp et Suzannet, dont il invoquera l’exemple peu avant sa mort, ont chouanné, sacrifiant l’un sa liberté, l’autre sa vie, par fidélité à leur roi.

Au lycée, il est naturellement proche de l’Action Française. Il entre à Polytechnique en 1921 et en sort en 1923 et s’engage à la Marine Nationale. Il devient Lieutenant de vaisseau à partir de 1930.

L’armistice le surprend à Alexandrie où il sert sur le “Duquesne” en qualité d’aide de camp du vice-amiral Godfroy. En désaccord avec lui, il décide de rejoindre la France libre. Il arrive à Londres dans les derniers jours de septembre 1940.

Il est incapable de tenir en en place, et il se porte volontaire pour l’une de premières missions en France occupée. Il est le premier agent de la France libre à être muni d’un poste émetteur, et il organise un réseau de renseignement en Bretagne. Il prend des contacts à Paris, mais de retour à Nantes, il est trahi par son opérateur radio et arrêté par des agents de l’Abwehr, le 21 janvier 1941.

En mai 1941, il est condamné à mort avec huit de ses camarades par la cour martiale allemande. L’amiral Darlan fait tout son possible pour sauver sa tête en négociant avec l’amiral allemand Canaris mais le 21 août, l’aspirant Moser est abattu d’une balle dans le dos par un militant communiste, ce qui provoque une réaction allemande en représailles.

Dans sa cellule, se sachant condamné à mort, il dira sa fidélité au Maréchal Pétain en écrivant à sa famille : “Comme mes camarades, j’ai toujours respecté le Maréchal […]. Je n’éprouve bien entendu aucune amertume vis-à-vis de ceux qui n’ont pas donné à leur action la même direction que moi […] et je suis sûr qu’ils n’ont eu comme moi qu’un but : la grandeur de la France.”

5) Georges Loustaunau-Lacau

Georges Loustaunau-Lacau
Loustaunau-Lacau, créateur du réseau Alliance et à la tête de réseaux “Corvignolles”

Georges Loustaunau-Lacau est un Béarnais, héros de 14-18, fondateur des réseaux “Corvignolles” (l’une des branches de la Cagoule militaire) en 1936, destiné entre autres à faire obstacle à des sabotages communistes qui s’amplifieront en 1939-40 à la suite du pacte germano-soviétique.

Loustaunau-Lacau crée 2 publications : l’une pour dénoncer le danger allemand, “Notre Prestige”, l’autre plus orientée sur l’anticommunisme, “Barrage”, à laquelle succédera “L’Ordre National”. Il y publie en 1938 plusieurs articles à caractère antisémite, ce qui ne l’empêche pas d’être farouchement anti-allemand.

Il loue à partir de septembre 1940 à Vichy l’hôtel des Sports pour y organiser, avec Marie-Madeleine Fourcade, un réseau de renseignements. Celui-ci prendra le nom de réseau Alliance, travaillera directement avec l’Intelligence Service (MI-6), et sera l’un des plus importants réseaux de résistance de toute la guerre. 

Pendant plusieurs mois, Loustaunau-Lacau bénéficie de la protection occulte du Maréchal, son ancien chef, qu’il voit souvent en cachette et qu’il informe d’une partie au moins de ses activités.

Cependant, il manque de discrétion et après avoir tenté, avec près de 2 ans d’avance sur le débarquement allié, de fomenter un complot en Algérie, il est arrêté (le 18 juillet 1941) sur ordre de Weygand et expédié dans une geôle de métropole.

Toujours détenu lors de l’occupation de la zone sud, il sera capturé par les Allemands et déporté au camp de Mauthausen, dont il reviendra vivant à la fin de la guerre.

6) Marie-Madeleine Fourcade

Marie-Madeleine Fourcade
Portrait de Marie-Madeleine Fourcade, qui se retrouve à la tête du grand réseau de Résistance Alliance

Née Bridou, Marie-Madeleine a été mariée en premières noces à un officier du service de renseignement, le futur général Edouard Méric. (Après son divorce intervenu en 1947, elle épousera Hubert Fourcade.)

Marie-Madeleine est secrétaire générale de la publication anticommuniste “L’Ordre national” créée par Loustounau-Lacau, et son assistante au sein des réseaux Corvignolles.

Ensemble, ils vont créer le réseau Alliance, qu’elle reprend après l’arrestation de Loustounau-Lacau (18 juillet 41) avec le commandant Faye de l’armée de l’Air. Le réseau est parfois surnommé l’Arche de Noé, car les surnoms choisis par ses membres sont généralement des surnoms d’animaux. Elle est surnommée “Hérisson”.

Arrêtée par la Gestapo à deux reprises, elle parviendra à chaque fois à s’évader. Marie-Madeleine devient l’un des plus célèbres agents français de l’Intelligence Service.

“C’était une femme extraordinaire, d’une témérité et d’une audace incroyables” dira d’elle l’écrivain Armand Petitjean.

7) Colonel de la Rocque

Colonel de la Rocque
François de la Rocque, le célèbre dirigeant des Croix-de-Feu créera le réseau Klan pendant la guerre

Le colonel de la Rocque est avant la guerre président des Croix-de-Feu, mouvement nationaliste modéré car respectueux de la légalité républicaine, puis du Parti Social Français. C’est donc une personnalité politique de premier plan.

Il publie le 16 juin 1940 sous le titre “Résistance!” un éditorial qui condamne implicitement l’armistice à venir. La Rocque se tient en marge de Vichy, bien qu’il ait été nommé, membre du conseil national de l’Etat français sans le souhaiter.

Dès 1940, La Rocque établit des relations avec l’Intelligence Service (MI-6) et constitue le réseau Klan à partir de son large réseau. Il est arrêté par la Gestapo le 9 mars 1943 et déporté en Tchécoslovaquie. 

Dès son retour de déportation, en mai 1945, il sera emprisonné, sans inculpation, sur ordre du Ministre de l’Intérieur, le socialiste Adrien Texier, à la suite d’une campagne des communistes. Le colonel de la Rocque mourra en détention le 28 avril 1946.

8) Georges Groussard

Georges Groussard
Georges Groussard, lié à la Cagoule Militaire, dirigeant des éphémères Groupes de Protection

Georges Groussard a organisé à partir de 1936 la résistance aux menées communistes dans l’armée : les réseaux qu’il avait constitué étaient liés à ce qu’on appelle “la Cagoule militaire”. Il a ainsi noué des contacts avec Eugène Deloncle et les chefs de ligues ou partis nationalistes. Bien qu’il ait nié par la suite toute adhésion au CSAR, il figurait sur la liste des “abonnés” de l’organisation sous le matricule 537.

Ancien commandant de l’Ecole de Saint-Cyr en 39-40, il a créé, dans le cadre du ministère de l’Intérieur de Vichy, une structure officielle, les Groupes de Protection (GP) qui dissimulent le premier groupement destiné à une résistance armée en métropole.

Ainsi qu’il l’a expliqué dans ses souvenirs, Groussard recrute ses hommes au sein de l’ancienne Cagoule et dans les ligues nationalistes. Son second est François Méténier, ancien cagoulard, poursuivi par la justice pour complicité dans l’attentat contre le siège du patronat en 1937. Groussard confie le “service de renseignements” du CIE au Dr Félix Martin, ancien Camelot du roi devenu chef du 2e Bureau de la Cagoule sous les ordres de Deloncle.

L’aventure des GP de Groussard s’achève brusquement le 13 décembre 1940. Ce jour là, ils procèdent à l’arrestation de Pierre Laval, mais le régime nazi n’accepte pas cette intervention qu’il considère comme une tentative pour s’emparer du pouvoir, et envoie ses troupes le libérer. Groussard est désavoué et les Groupes de Protection sont officiellement dissous.

En juin 1941, toujours sous la protection du général Huntziger, Groussard part à Londres pour tenter de convaincre Churchill de signer des accords secrets avec Vichy. Il est arrêté à son retour sur ordre de Darlan mais il finit libéré puis passe en Suisse où il réactive des réseaux de renseignements militaires baptisés pour l’occasion «Réseaux Gilbert» et qu’il fait travailler pour l’Intelligence Service.

À la Libération, il refuse les étoiles de général que lui propose le Général de Gaulle, puis quitte l’armée et reste un antigaulliste viscéral.

9) Pierre de Bénouville

Pierre de Bénouville fait partie des résistants d’extrême-droite qui sont des anciens Camelot du Roi en rupture avec l’Action après la déception du 6 février 1934. C’est un jeune journaliste qui fut un temps proche de la Cagoule également.

Il est mobilisé en 1939 et fait prisonnier par les Allemands, mais parvient à s’évader en décembre 1940.

Maréchaliste dans un premier temps, il est rédacteur en chef du journal L’Alerte fondé par Léon Bailby. Il rejoint cependant la Résistance française, en s’engageant à Combat aux côtés d’Henri Frenay.

Bénouville devient membre du comité directeur de Mouvements unis de la Résistance lors de leurs création. Il s’implique dans la mise en place de contacts entre les mouvements de Résistance intérieure, sous le pseudonyme Barrès, en référence à l’écrivain Maurice Barrès, figure du nationaliste français.

Il rejoint Alger en avril 1944 pour échapper à la Gestapo puis combat en Italie. Bénouville est promu général de brigade à trente ans par le général de Gaulle, ce qui fait de lui l’un des quatre généraux de brigade FFI. Naturellement, il est aussi fait Compagnon de la Libération.

10) Pierre Fourcaud

Pierre Fourcaud, dont l’activité avant-guerre n’est pas claire bien qu’il semble avoir fréquenté de très près la Cagoule ou les réseaux Corvignolles, rejoint le SR de la France libre le 15 juillet à Londres. 

Ce futur résistant d’extrême-droite est rapidement envoyé en métropole via le Portugal, et il retrouve à Vichy ses amis Loustaunau-Lacau et Groussard.

Sa mission était de créer un réseau de renseignement, mais à son retour à Londres, il explique que c’est inutile, car les gens de Vichy ont fait eux-mêmes le travail. Tous ceux qu’il a rencontrés (Jeantet, Groussard, Loustaunau-Lacau, Heurteaux, etc) lui fournissent les renseignements sur les Allemands qu’ils peut transmettre aux Anglais. A Vichy, il est connu de tous, si bien qu’on l’appelle même “le représentant du général de Gaulle” ! 

Le 28 août 1941 il est arrêté par la sûreté du territoire à la gare de Marseille avant d’être transféré à Clermont-Ferrand d’où il parvient à s’évader le 10 août 1942. Le 1er septembre, il s’envole en compagnie de Henri Frenay et Emmanuel d’Astier de la Vigerie vers Londres.

Pendant les années 1942 et 1943, Fourcaud s’occupe principalement de structurer les commandos parachutistes de la France libre. En février 1944, il est déposé dans le Jura pour effectuer une mission en Savoie. Il est arrêté par les Allemands en mai 1944 mais parvient à s’évader et retourne à Londres. 

Il rentre définitivement dans la France libérée en septembre 1944.

Sources :

“Histoire critique de la Résistance”, Dominique Venner

“L’extrême-droite dans la Résistance”, première et deuxième parties, Jean-Claude Valla

“Histoire de la Résistance”, François-Georges Dreyfus

“Quand l’extrême droite résistait, 1939-1945”, de Florent Leone et Christophe Weber (Fr., 2017, 55 min)

Islam : Le Coran contient-il des versets violents?

La lecture du Coran nous force à admettre qu’il contient de très nombreux versets qui dérangent, quand ils ne sont pas franchement violents.

Pourtant, on nous répète à l’envie que l’islam est une religion de paix et d’amour et surtout, qu’elle n’a aucun lien avec les actes terroristes qui frappent l’Europe et la France régulièrement depuis plus de 10 ans.

Ainsi, lorsque Christophe Castaner constatait sur RMC en novembre 2017 que “certains ont des comportements assassins au nom de l’islam”, il ajoutait que “cela n’a rien à voir avec ce qu’est la religion de l’islam, qui est une religion de bonheur et d’amour”.

Dans cet article, nous mettons en lumière un certain nombre d’idées défendues par l’Islam, et nous clarifions la question de l’interprétation des versets violents du Coran.

Pour commencer, notons que ce qui est ici désigné par l’Islam a trois fondements qui le caractérisent :

  • le Coran envoyé par Allah
  • les Hadiths (récits collectés durant plusieurs générations qui détaillent les paroles et actes attribués à Mahomet, on appelle aussi cela la Sunna)
  • la Sîra (biographies du prophète)

Comprendre l’importance du Coran : 

Le Coran (Récitation) est fondamental car pour les musulmans, c’est la Parole de Dieu matérialisée en un livre que le Créateur a fait descendre vers les hommes au moyen d’une double méditation, l’ange Gabriel et Mahomet. Le Coran est un texte coéternel et consubstantiel à Dieu, donc préexistant à l’histoire, on parle de Coran “incréé”. Contrairement à la Bible, qui se présente comme un recueil d’oeuvres écrites par des hommes sous la motion de l’Esprit Saint (doctrine de l’inspiration), la créature humaine n’a joué aucun rôle dans l’élaboration et la rédaction du Coran.

Avertissement n°1 : Islam Musulmans 

Avant de présenter les enseignements de l’Islam, il faut comprendre que les musulmans ne sont pas l’Islam. Chaque musulman choisit en quoi il croit, chaque musulman est libre de penser que certains versets peuvent être abandonnés, néanmoins la thèse du Coran incréé est une vérité admise au sein de l’islam. Dans ce cadre, un verset ne devrait pas être interprété en fonction du siècle dans lequel on vit, et plusieurs versets permettent de comprendre la situation actuelle ou passée de la plupart des pays musulmans. On constate ainsi que le statut d’infériorité des femmes, l’appel au djihad armé, le statut de dhimmi, qui existent ou ont déjà existé dans bon nombre de pays musulmans, sont justifiés indéniablement par l’Islam et par un certain nombre de versets violents dans le Coran.

Avertissement n°2 : A propos du relativisme

On peut trouver certains versets dans le Coran qui semblent aller à l’encontre de ceux qui sont présentés ici, car certains éléments du Coran et de l’Islam sont contradictoires (ce qui tend à prouver à quel point leur nature ne peut pas être divine). Mais considérer par un relativisme complet qu’il est donc inutile de s’appuyer sur des versets du Coran pour justifier quoi que ce soit revient à sérieusement nier sa nature supposément incréée, et ignore le fait que certaines injonctions sont extrêmement récurrentes par rapport à d’autres dans le Livre. Le lecteur du présent document est invité à prendre le temps de lire le Coran, ne serait-ce que quelques sourates, pour constater l’esprit général qui l’habite, il constatera par exemple que les versets violents ou blâmant les mécréants, leur promettant un châtiment long et douloureux à leur mort, sont particulièrement récurrents.

Notes :

Toutes les traductions de sourates du Coran qui sont citées proviennent du site “coran.oumma.com” qui est tenu par des musulmans. Dans les citations se trouvent entre crochets les NDLR qui précisent le sens du verset.

Le Coran est incréé :

“Mais c’est plutôt un Coran glorifié

préservé sur une Tablette (auprès d’Allah).”

Coran, Sourate 85, versets 21-22

Le Coran est immuable : 

   “Et la parole de ton Seigneur s’est accomplie en toute vérité et équité. Nul ne peut modifier Ses paroles. Il est l’Audient, l’Omniscient.”

Coran, Sourate 6, verset 115

“Et ils ont juré solennellement par Allah, que si un avertisseur leur venait, ils seraient certes mieux guidés que n’importe quelle autre communauté. Puis, quand un avertisseur (Muhammad) leur est venu, cela n’a fait qu’accroître leur répulsion,

par orgueil sur terre et par manœuvre perfide. Cependant, la manœuvre perfide n’enveloppe que ses propres auteurs. Attendent-ils donc un autre sort que celui des Anciens? Or, jamais tu ne trouveras de changement dans la règle d’Allah et jamais tu ne trouveras de déviation dans la règle d’Allah.

N’ont-ils donc jamais parcouru la terre pour voir ce qu’il est advenu de ceux qui vécurent avant eux et qui étaient plus puissants qu’eux? Et rien, dans les cieux ni sur terre ne saurait réduire l’autorité d’Allah. Car Il est certes Omniscient, Omnipotent.”

Coran, Sourate 35, versets 42-44

L’islam est politique et impose une loi : 

“Vous êtes la meilleure communauté, qu’on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah. Si les gens du Livre croyaient, ce serait meilleur pour eux, il y en a qui ont la foi, mais la plupart d’entre eux sont des pervers.”

Coran, Sourate 3, verset 110

L’islam valide l’esclavage et la polygamie (pour les hommes) :  

“Et si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins,… Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela, afin de ne pas faire d’injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille).”

Coran, Sourate 4, verset 3

Les hommes ont autorité sur les femmes, et il est recommandé de frapper sa femme en cas de crainte de désobéissance :

Les hommes ont autorité sur les femmes, en raison des faveurs qu’Allah accorde à ceux-là sur celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font de leurs biens. Les femmes vertueuses sont obéissantes (à leurs maris), et protègent ce qui doit être protégé, pendant l’absence de leurs époux, avec la protection d’Allah. Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Allah est certes, Haut et Grand!”

Coran, Sourate 4, verset 34

Infériorité juridique de la femme :

   En matière d’héritage :

“Voici ce qu’Allah vous enjoint au sujet de vos enfants: au fils, une part équivalente à celle de deux filles. S’il n’y a que des filles, même plus de deux, à elles alors deux tiers de ce que le défunt laisse. Et s’il n’y en a qu’une, à elle alors la moitié. Quant aux père et mère du défunt, à chacun d’eux le sixième de ce qu’il laisse, s’il a un enfant. S’il n’a pas d’enfant et que ses père et mère héritent de lui, à sa mère alors le tiers. Mais s’il a des frères, à la mère alors le sixième, après exécution du testament qu’il aurait fait ou paiement d’une dette. De vos ascendants ou descendants, vous ne savez pas qui est plus près de vous en utilité. Ceci est un ordre obligatoire de la part d’Allah, car Allah est, certes, Omniscient et Sage.”

Coran, Sourate 4, verset 11

   Pour le témoignage en justice : 

“[…]Faites-en témoigner par deux témoins d’entre vos hommes; et à défaut de deux hommes, un homme et deux femmes d’entre ceux que vous agréez comme témoins, en sorte que si l’une d’elles s’égare, l’autre puisse lui rappeler.[…]”

Coran, Sourate 2, verset 282

Les non-musulmans vivant en terre d’islam sont des dhimmis, des citoyens de classe devant payer un impôt : 

“Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n’interdisent pas ce qu’Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation [=impôt] par leurs propres mains, après s’être humiliés.

Les Juifs disent: «’Uzayr est fils d’Allah» et les Chrétiens disent: «Le Christ est fils d’Allah». Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse! Comment s’écartent-ils (de la vérité)?”

Coran, Sourate 9, versets 29-30

Le djihad, le combat contre le mécréant, est un devoir du musulman :

Les verbes “tuer” et “combattre” apparaissent en tout une centaine de fois dans le Coran, dont une vingtaine de fois à l’impératif.

“Après que les mois sacrés expirent, tuez les associateurs [ceux qui croient en un autre Dieu qu’Allah] où que vous les trouviez. Capturez-les, assiégez-les et guettez-les dans toute embuscade. Si ensuite ils se repentent, accomplissent la Salât et acquittent la Zakât, alors laissez-leur la voie libre, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux.”

Coran, Sourate 9, verset 5

“La récompense de ceux qui font la guerre contre Allah et Son messager, et qui s’efforcent de semer la corruption sur la terre, c’est qu’ils soient tués, ou crucifiés, ou que soient coupées leur main et leur jambe opposées, ou qu’ils soient expulsés du pays. Ce sera pour eux l’ignominie ici-bas; et dans l’au-delà, il y aura pour eux un énorme châtiment”

Coran, Sourate 5, verset 33

L’apostasie (le fait de renier sa foi musulmane) est punie de la peine de mort :

“Ils aimeraient vous voir mécréants comme ils ont mécru: alors vous seriez tous égaux! Ne prenez donc pas d’alliés parmi eux, jusqu’à ce qu’ils émigrent dans le sentier d’Allah. Mais s’ils tournent le dos [les apostats], saisissez-les alors, et tuez-les où que vous les trouviez; et ne prenez parmi eux ni allié ni secoureur, excepté ceux qui se joignent à un groupe avec lequel vous avez conclu une alliance, ou ceux qui viennent chez vous, le cœur serré d’avoir à vous combattre ou à combattre leur propre tribu.”

Coran, Sourate 4, versets 89 – 90

La sexualité est autorisée avec les prisonnières de guerre même si elles sont mariées :

“Et, parmi les femmes, les dames (qui ont un mari) [sont illicites], sauf si elles sont vos esclaves en toute propriété. Prescription d’Allah sur vous! A part cela, il vous est permis de les rechercher, en vous servant de vos biens et en concluant mariage, non en débauchés. […]”

Coran, Sourate 4, verset 24

La taqiya (= dissimulation = mentir) est valide pour l’islam :

“Quiconque a renié Allah après avoir cru… – sauf celui qui y a été contraint alors que son cœur demeure plein de la sérénité de la foi – mais ceux qui ouvrent délibérément leur cœur à la mécréance, ceux-là ont sur eux une colère d’Allah et ils ont un châtiment terrible.”

Coran, Sourate 16, verset 106

“Que les croyants ne prennent pas, pour alliés, des infidèles, au lieu de croyants. Quiconque le fait contredit la religion d’Allah, à moins que vous ne cherchiez à vous protéger d’eux. Allah vous met en garde à l’égard de Lui-même. Et c’est à Allah le retour.

Dis: «Que vous cachiez ce qui est dans vos poitrines ou bien vous le divulguiez, Allah le sait. Il connaît tout ce qui est dans les cieux et sur la terre. Et Allah est Omnipotent.”

Coran, Sourate 3, versets 28-29

Mahomet est un modèle pour les musulmans : 

“En effet, vous avez dans le Messager d’Allah [Mahomet] un excellent modèle [à suivre], pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment.”

Coran, Sourate 33, verset 21

Or la vie de Mahomet confirme les versets violents du Coran qui ont été explicités :

Mahomet frappe à la poitrine son épouse favorite, Aisha :

“[…]J’ai [Aisha femme favorite de Mahomet] dit: “O Messager d’Allah, que mon père et ma mère puissent être la rançon pour vous”, et je lui ai raconté [toute l’histoire]. Il a dit: “Alors tu es la forme noire que je vois devant moi?” J’ai dit oui.’ Il m’a donné un frappé à la poitrine et j’ai ressenti une grosse douleur, puis il a dit: ‘Avez-vous pensé qu’Allah et Son messager traiteraient injustement avec vous?'[…]”

Sunan an-Nasa’i 2037;  Book 21, Hadith 221; Vol. 3, Book 21, Hadith 2039

Mahomet galvanise ses troupes en promettant la prise de femmes byzantines comme épouses forcées et d’hommes byzantins comme esclaves :

“Le Messager d’Allah se préparait pour la bataille de Tabuk, il lui dit: «O Abu Wahb, ne voudrais-tu pas avoir des femmes et des hommes Byzantins comme des concubines et des servants?» Il a dit: «Messager d’Allah, mon peuple sait que j’aime beaucoup les femmes » “

Al-Wahidi’s Asbab al-Nuzul, p.122

En représailles du meurtre d’un de ses bergers, Mahomet envoie des hommes qui vont torturer à morts les coupables :

“[…] ils ont tué le berger du Prophète et ont chassé ses chameaux. Le Prophète a envoyé des gens à leurs poursuite. Puis ils ont eu les mains et les pieds tranchés et les yeux marqués de morceaux de fer chauffés.J’ai vu l’un d’entre eux lécher la terre avec sa langue jusqu’à sa mort.”

Sahih al-Bukhari 5685; Book 76, Hadith 8; Vol. 7, Book 71, Hadith 589

Mahomet déclare que les femmes sont déficientes en intelligence :

“[…]”O femmes! Vous maudissez fréquemment et vous êtes ingrates envers vos maris. Je n’ai vu personne aussi déficient en intelligence et en religion que vous.[…]”

Sahih al-Bukhari 304; Book 6, Hadith 9; Vol. 1, Book 6, Hadith 301

Le témoignage de deux femmes est nécessaire pour valoir autant que celui d’un homme :

“[…]Il a dit: “Le témoignage de deux femmes ne vaut-il pas le témoignage d’un homme?” Elles ont répondu par l’affirmative. Il a dit: “C’est la déficience de son intelligence.[…]”

Sahih al-Bukhari 1462; Book 24, Hadith 65; Vol. 2, Book 24, Hadith 541

Après avoir établi cette longue liste qui n’est pas exhaustive, nous pouvons indéniablement affirmer que le Coran contient de nombreux versets violents, mais également esclavagistes et misogynes. Cette étude nous permet de comprendre que c’est bien dans l’islam et son texte que les fondamentalistes vont puiser leur idéologie. Le dogme du Coran incréé étant largement admis au sein de la communauté musulmane, nous pouvons également en conclure que l’interprétation littérale des versets violents du Coran ne correspond pas à une version dénaturée de l’islam, comme le système médiatique tend à nous le faire croire.

Les différences de personnalité entre hommes et femmes

Bien que certaines idéologies modernes tentent d’abolir la distinction entre les sexes, il suffit d’un peu de bon sens pour constater que l’homme et la femme diffèrent dans une large mesure : physiquement, bien sûr, mais aussi psychologiquement, c’est-à-dire en matière de personnalité, d’intérêts, ou encore de stratégie de reproduction.

L’article que vous êtes en train de lire est ainsi le premier d’une série d’article que je vais rédiger sur les différences entre les sexes. Il sera focalisé sur les différences de personnalité.

La première question qui se pose alors naturellement est : “Comment pouvons-nous mesurer la personnalité et ses traits de façon rigoureuse?”

La bonne nouvelle, c’est que nous disposons d’un outil, qui s’appelle le modèle du Big Five, et que j’ai traité dans un article qui lui est consacré. Pour résumer, il est apparu en psychologie que les différences individuelles en termes de comportements pouvaient s’organiser en cinq grands facteurs : l’agréabilité, l’extraversion, le névrosisme (ou neuroticisme), la conscienciosité et l’ouverture.

Dans cet article, nous allons passer en revue ces facteurs et résumer la façon dont les hommes et les femmes diffèrent en moyenne relativement à ces traits de personnalité, dans différentes cultures. Nous verrons également un résultat contre-intuitif concernant la magnitude des différences selon le type de pays étudié.

Avertissement : Les différences entre les sexes correspondent aux différences entre les scores moyens calculés chez les femmes et les scores moyens calculés chez les hommes. Si nous établissons que les femmes sont plus anxieuses que les hommes en moyenne, cela ne signifie pas qu’il n’existe aucun exemple d’homme plus anxieux qu’une femme, ou même plus anxieux que la majorité des femmes! 

Par ailleurs, l’ampleur des différences entre les sexes que nous allons détailler est généralement faible ou moyenne : les différences entre les sexes, bien qu’omniprésentes, semblent relativement fines par rapport à l’éventail des différences individuelles observées au sein de chaque sexe. Cependant, une différence moyenne de faible amplitude peut parfois impliquer de larges écarts entre les proportions d’hommes et de femmes aux niveaux extrêmes de chaque trait psychologique.

Agréabilité

 Les femmes obtiennent toujours de meilleurs résultats que les hommes pour ce qui est de l’agréabilité et de ses mesures connexes, à savoir la compassion, la politesse, la confiance, l’altruisme ou encore la modestie (Feingold, 1994; Costa et al., 2001; Schmitt et al., 2008; Weisberg et al., 2011). La taille de l’effet mesuré dans les différentes méta-analyses est généralement faible ou moyen.

Note : La taille d’effet est un concept statistique que nous n’allons pas expliquer en détail ici, mais que nous utilisons car il est commode et s’interprète facilement sans la connaissance préalable de notions statistiques spécifiques. C’est généralement un d de Cohen qui peut être qualifié de faible, moyen, ou grand, selon l’amplitude de l’écart entre les scores féminins ou masculins.  Dans notre contexte, le d’ en question correspond à la différence entre le score moyen des hommes et le score moyen des femmes (sur un trait psychologique) divisé par l’écart-type.

Extraversion

Les femmes obtiennent généralement de meilleurs résultats dans le domaine de l’extraversion, mais la différence est faible : cela s’explique par l’existence de différences entre les sexes dans des directions opposées au niveau des différentes facettes de l’extraversion. Les femmes ont tendance à obtenir de meilleurs résultats que les hommes pour ce qui est de la chaleur (warmth, intérêt et amabilité à l’égard des autres), de la sociabilité (gregariousness, préférence pour la compagnie des autres) et des émotions positives, tandis que les hommes obtiennent de meilleurs résultats que les femmes pour ce qui est de l’affirmation de soi et de la recherche d’excitation (Feingold, 1994; Costa et al., 2001; Weisberg, 2011).

Névrosisme

On a constaté que les femmes obtiennent des scores plus hauts que les hommes en névrosisme de manière générale, ainsi que sur la plupart des 6 facettes du névrosisme (Costa et al., 2001). L’effet mesuré est généralement moyen (Weisberg et al., 2011). De plus, les femmes obtiennent également de meilleurs résultats que les hommes pour des mesures connexes d’instabilité émotionnelle, comme les indices d’anxiété (Feingold, 1994) et la faible estime de soi (Kling et al., 1999). La seule facette du névrosisme dans laquelle les femmes n’obtiennent pas toujours de meilleurs résultats que les hommes est la colère ou l’hostilité (Costa et al., 2001). 

Conscienciosité

Les femmes obtiennent des résultats un peu plus élevés que les hommes pour certaines facettes de la conscience, comme l’ordre, le sens du devoir et l’autodiscipline (Feingold, 1994 ; Costa et al., 2001). Ces différences, cependant, ne sont pas uniformes d’une culture à l’autre, et aucune différence significative entre les sexes n’a généralement été constatée dans la conscienciosité de manière générale (Costa et al., 2001). Néanmoins, dans l’étude de Weisberg de 2011, une différence significative entre les sexes a été constatée pour l’ordre (l’un des deux aspects de la conscienciosité), où les femmes obtiennent de meilleurs scores que les hommes. L’aspect de l’ordre reflète les traits liés au maintien de l’ordre et de l’organisation, y compris le perfectionnisme.

Ouverture

On ne constate généralement pas de différences très significatives entre les sexes au niveau de l’ouverture au niveau le plus général du domaine, ce qui s’explique par des divergences dans les sous-catégories de l’ouverture. En effet, on a constaté que les femmes obtiennent de meilleurs résultats que les hommes en ce qui concerne les aspects esthétiques et émotionnels (Costa et al., 2001), tandis que les hommes ont tendance à obtenir de meilleurs résultats en ce qui concerne les idées (Feingold, 1994 ; Costa et al., 2001; Weisberg et al., 2011).

Différences inter-culturelles

 Ces différences que nous avons mises en lumières se retrouvent dans quasiment toutes les cultures, mais à des degrés différents, et elles sont par ailleurs largement conformes aux stéréotypes de genre (eux-mêmes généralisés entre les cultures) tels que ceux étudiés par Williams et Best en 1982 et 1990 (Costa et al., 2001).

 L’autre constat très intéressant que nous pouvons faire, est que contrairement aux prédictions du modèle social, les différences entre les sexes sont plus prononcées dans les cultures européennes et américaines où les rôles sexuels traditionnels sont minimisés, et plus atténuées dans les cultures africaines et asiatiques (Costa et al., 2001; Schmitt et al., 2008). 

 La différenciation entre les sexes est positivement associée au PIB et à l’espérance de vie des femmes, et négativement associée au taux de fécondité, au taux d’analphabétisme chez les femmes et au taux d’analphabétisme chez les hommes. Les différences entre les sexes dans les traits de personnalité autodéclarés sont plus marquées dans les cultures prospères où les femmes ont plus de possibilités d’éducation (Costa et al., 2001).

 Plusieurs indicateurs de l’égalité entre les sexes (y compris l’IPF, l’ISDH, et le ratio du revenu gagné) sont corrélés positivement avec le GSDI (General Sex Difference Index) des traits de personnalité calculé sur la base des résultats aux tests de personnalité (Schmitt et al., 2008). Les explications possibles de cette constatation surprenante sont diverses, et aucune n’est indiscutablement établie. (Nous évoquerons probablement la question dans un autre article.)

Conclusion

  • Les femmes ont en moyenne un score plus élevé en névrosisme.
  • Les femmes ont en moyenne un score plus élevé en agréabilité.
  • Les femmes sont en moyenne plus ouvertes aux émotions et à l’esthétique tandis que les hommes sont plus ouverts aux idées.
  • Les femmes ont en moyenne des scores un peu plus élevés en enthousiasme tandis que les hommes ont des scores légèrement plus élevés en assurance (les deux aspects de l’extraversion).
  • Les femmes sont en moyenne légèrement plus ordonnées
  • Les différences psychologiques entre les sexes se retrouvent dans l’immense majorité des cultures, de façon plus ou moins marquée.
  • La différenciation entre les sexes est plus marquée dans les pays développés, plus égalitaires, et moins marquée dans les pays en voie de développement, plus traditionnels.

Sources :

Costa, P. T., Terracciano, A., & McCrae, R. R. (2001). Gender differences in personality traits across cultures: Robust and surprising findings. Journal of Personality and Social Psychology, 81(2), 322–331. doi:10.1037/0022-3514.81.2.322 

Feingold, A. (1994). Gender differences in personality: A meta-analysis. Psychological Bulletin, 116(3), 429–456. doi:10.1037/0033-2909.116.3.429

Kling, K. C., Hyde, J. S., Showers, C. J., and Buswell, B. N. (1999). Gender differences in self-esteem: a meta-analysis. Psychol. Bull. 125, 470–500

Schmitt, D. P., Realo, A., Voracek, M., & Allik, J. (2008). Why can’t a man be more like a woman? Sex differences in Big Five personality traits across 55 cultures. Journal of Personality and Social Psychology, 94(1), 168–182. doi:10.1037/0022-3514.94.1.168

Weisberg, Y. J., DeYoung, C. G., & Hirsh, J. B. (2011). Gender Differences in Personality across the Ten Aspects of the Big Five. Frontiers in Psychology, 2. doi:10.3389/fpsyg.2011.00178

Williams, J. E., & Best, D. E. (1982). Measuring sex stereotypes: A thirty nation study. Newbury Park, CA: Sage. 

Williams, J. E., & Best, D. L. (1990). Sex and psyche: Gender and self viewed cross-culturally. Newbury Park: Sage.

Big Five : le modèle de personnalité ultime

Les personnalités humaines sont résumées en cinq grands facteurs : OCEAN

Big Five, modèle de personnalité ? Vous avez probablement déjà entendu parler de MBTI, d’ennéagramme ou de test des couleurs…

Ce sont des tests de personnalité très populaires, en particulier le MBTI, qui classe les gens selon 16 personnalités et que vous pouvez passer très simplement sur Internet.

Ces tests ne sont pas dénués d’intérêt mais ils manquent de rigueur, et ils sont très peu utilisés dans la littérature scientifique.

Le modèle utilisé est le modèle du Big Five, qui correspond aux 5 traits centraux de la personnalité, établis dans les années 1980-1990 : en effet, il est apparu que les différences individuelles en termes de comportements pouvaient s’organiser en cinq grands facteurs (Goldberg, 1990; McCrae & Costa, 1987).

Ces facteurs sont : l’agréabilité, l’extraversion, le névrosisme (ou neuroticisme), la conscienciosité et l’ouverture. Chacun de ces grands facteurs possède 2 différents aspects, et de manière encore plus précise on peut les subdiviser en 6 facettes.

Dans cet article, nous allons définir plus précisément à quoi correspondent ces cinq facteurs sans rentrer dans les détails au niveau des aspects et des facettes.

Note : Le modèle de personnalité du Big Five est parfois également appelé modèle “OCEAN” en référence aux initiales des cinq facteurs en anglais (Openness, Conscientiousness, Extraversion, Agreeableness, Neuroticism).

Agréabilité

L’agréabilité comprend des traits liés à l’altruisme, comme l’empathie et la gentillesse. Le caractère agréable implique la tendance à la coopération, le maintien de l’harmonie sociale et la considération des préoccupations des autres (par opposition à l’exploitation ou à la victimisation des autres).

L’agréabilité dans le modèle du Big Five décrit la tendance d’une personne à faire passer les besoins des autres avant les siens et à coopérer plutôt qu’à rivaliser avec les autres. Les personnes qui ont un niveau élevé d’agréabilité éprouvent beaucoup d’empathie et ont tendance à prendre du plaisir à servir et à prendre soin des autres. Ils sont habituellement confiants et indulgents.

Les personnes qui ont un faible niveau d’agréabilité ont tendance à éprouver moins d’empathie et à faire passer leurs propres préoccupations avant les autres. Elles sont souvent décrites comme hostiles et compétitives. Elles ont tendance à avoir des relations plus conflictuelles et se disputent souvent avec les gens.

Extraversion

L’extraversion reflète à la fois la sociabilité, l’affirmation de soi et l’émotivité positive. L’extraversion décrit l’inclination d’une personne à rechercher la stimulation du monde extérieur, en particulier sous la forme de l’attention d’autres personnes. Les extravertis s’engagent activement avec les autres pour gagner l’amitié, l’admiration, le pouvoir, le statut, l’excitation et l’amour. Les introvertis, quant à eux, conservent leur énergie et ne travaillent pas aussi dur pour obtenir ces récompenses sociales.

 L’extraversion dans le modèle OCEAN semble être liée à l’avantage émotionnel qu’une personne retire de l’atteinte d’un objectif. Alors que tout le monde connaît des victoires dans la vie, il semble que les extravertis sont particulièrement enthousiasmés par ces victoires, surtout lorsqu’elles attirent l’attention des autres. Obtenir une promotion, avoir une nouvelle idylle, ou gagner un prix sont des événements susceptibles d’apporter une grande joie aux extravertis. En revanche, les introvertis ne ressentent pas autant d’euphorie dans les réalisations sociales. Ils ont tendance à se contenter d’une vie simple et tranquille, et ils cherchent rarement à attirer l’attention des autres.

Névrosisme

Le névrosisme décrit la tendance d’une personne à éprouver des émotions négatives, y compris la peur, la tristesse, l’anxiété, la culpabilité et la honte. Bien que chacun ressente ces émotions de temps à autre, certaines personnes y sont plus sujettes que d’autres. Ces émotions apparaissent généralement en réaction à une menace perçue, par exemple face au danger, ou après avoir fait quelque chose de moralement répréhensible.  Cependant, tout le monde n’a pas la même réponse à une situation donnée. Les personnes ayant un score haut en névrosisme sont plus susceptibles de réagir à une situation par la peur, la colère, la tristesse, etc, contrairement à ceux ayant un score faible, qui auront plutôt tendance à balayer leur malheur et à passer à autre chose.

Conscienciosité

La conscienciosité décrit la capacité d’une personne à faire preuve d’autodiscipline, d’organisation et de contrôle afin de poursuivre ses objectifs. Les personnes ayant un haut score en conscienciosité sont organisées et déterminées, et sont capables de renoncer à une gratification immédiate au profit d’une réussite à long terme. Ceux ayant un score bas sont impulsifs, désordonnés et facilement déviés de leurs objectifs.

Le concept de conscienciosité dans le Big Five se concentre sur un dilemme auquel nous sommes tous confrontés : dois-je faire ce qui me fait du bien maintenant, ou plutôt faire ce qui est moins amusant mais qui sera payant dans le futur ? Certaines personnes sont plus susceptibles de choisir de s’amuser dans le moment présent, et sont donc peu consciencieuses. D’autres sont plus susceptibles de travailler avec acharnement à l’atteinte de leurs objectifs et, par conséquent, ont une conscienciosité plus élevée.

Ouverture

L’ouverture décrit la tendance d’une personne à penser de façon abstraite et complexe. Elle est liée à l’intérêt et à la capacité de s’occuper de stimuli complexes et de les traiter. L’ouverture reflète l’imagination, la créativité, la curiosité intellectuelle et l’appréciation des expériences esthétiques

 Les personnes ayant un haut score en ouverture ont tendance à être créatives, aventureuses et intellectuelles. Elles aiment jouer avec les idées et découvrir de nouvelles expériences. Les gens peu ouverts ont tendance à être pragmatiques, conventionnels et focalisés sur les choses concrètes. Ils ont tendance à éviter l’inconnu et à suivre les voies traditionnelles. 

 Dans le modèle OCEAN, l’ouverture est étroitement liée à l’intérêt qu’une personne porte à l’art et à la culture. Les personnes très ouvertes ont tendance à apprécier les arts et à rechercher des formes inhabituelles et complexes d’expression personnelle. Les personnes peu ouvertes se méfient souvent des arts et préfèrent se concentrer sur des activités plus pratiques.

Big Five, modèle de personnalité : Conclusion

Connaître le modèle du Big Five (OCEAN) est fondamental lorsqu’on souhaite s’intéresser à la psychologie de la personnalité et nous réutilisons cette notion dans plusieurs articles de ce blog, par exemple lorsque nous nous penchons sur les différences de personnalité entre les hommes et les femmes.

Sources :

Goldberg, L. R. (1990). An alternative ”description of personality”: The Big-Five factor structure.

McCrae, R. R., & Costa, P. T. (1987). Validation of the five-factor model of personality across instruments and observers.

Immigration en France : Etat des lieux (Partie 1)

Partie 1 : Les stocks

Bilan statique de la composition démographique française

S’il y a bien un sujet qui polarise l’opinion en France, c’est l’immigration. Impossible d’en parler sans que le ton monte.

Il est donc difficile d’avoir des informations claires sur ce sujet, qui prennent tous les chiffres en compte de manière objective et dépassionnée. Pourtant, la plupart de ces chiffres sont disponibles et sont même généralement publiés par l’INSEE.

Mais le système médiatique a tendance à mettre en avant les chiffres qui l’intéressent ou simplement à présenter les choses d’une manière fallacieuse, cachant au public des vérités parfois dérangeantes. En somme, l’idéologie prime systématiquement sur l’examen froid des chiffres de l’immigration.

Cette série d’articles permettra de résumer de la façon la plus limpide possible les données publiques sur l’immigration en France. Pour bien comprendre le phénomène, il est nécessaire de comprendre que la question migratoire ne se résume pas à calculer la proportion d’immigrés en France, ou le nombre de personnes d’origine étrangère qui entrent en France chaque année.

Se restreindre à certaines de ces données permet généralement de défendre le point de vue selon lequel l’immigration est un élément démographique mineur : par exemple, des journalistes malhonnêtes utilisent régulièrement le solde démographique pour expliquer que les chiffres de l’immigration sont risibles, sans tenir compte du fait que le profil des entrants et des sortants n’est pas identique, sans tenir compte de la pyramide des âges, et sans tenir compte de la natalité en France.

En réalité, il y a au moins trois paramètres à prendre en compte lorsqu’on étudie l’immigration française :

  • les “stocks” : le nombre et la proportion actuels d’immigrés et de descendants d’immigrés en France. (c’est l’objet de ce premier article de notre série sur l’immigration).
  • les flux : le nombre d’immigrés qui entrent (légalement ou non) en France et qui en sortent, ainsi que le nombre de Français autochtones qui émigrent.
  • le solde naturel : la proportion, parmi les naissances en France, d’enfants d’immigrés, ou d’enfants à ascendance extra-européenne.

Par ailleurs, ces données ne peuvent pas s’étudier uniquement de façon statique : l’évolution de chacun des paramètres au cours des dernières années est une information primordiale qui nous donne une indication sur l’évolution future.

Eiffel, Tour, Paris, France, Point De Repère, Voyage

Pour ce premier article, nous nous intéressons aux “stocks”, c’est-à-dire aux nombres actuels d’immigrés et de descendants d’immigrés en France, selon leur origine.

Selon les données de l’INSEE et du recensement de la population, on a en 2016 : 

  • 66,6 millions de personnes en France
  • 2,992 millions d’immigrés d’Afrique, soit 4,5% de la population
  • 940 000 immigrés d’Asie, soit 1,41% de la population
  • 388 000 immigrés d’Amérique ou d’Océanie, soit 0,58% de la population
  • un total de 4,32 millions d’immigrés non originaires de l’Europe soit 6,5% de la population

Source : INSEE, recensements de la population et estimations de population

Selon les données de l’INSEE, on a en 2018 :

  • 3,305 millions de descendants directs d’immigrés d’Afrique, soit 5% de la population
  • 722 000 descendants directs d’immigrés d’Asie, soit 1,1% de la population
  • 310 000 descendants directs d’immigrés d’Amérique, soit 0,5% de la population
  • un total de 4,337 millions de descendants directs d’immigrés extra-européens soit 6,5% de la population

Source : INSEE, enquête Emploi 2018

On obtient ainsi un total de 8,657 millions d’immigrés ou de descendants directs d’immigrés extra-européens, soit 13% de la population. Si on s’intéresse à l’immigration dans son ensemble : 6,5 millions d’immigrés en 2018, soit 9,7% de la population, et 7,5 millions de descendants directs d’immigrés, soit 11,2% de la population. En tout, on obtient ainsi 14 millions de personnes, soit 21% de la population.

NB : Ces chiffres ne correspondent pas à l’année 2019 et il est probable qu’ils aient légèrement augmenté entre-temps. Par ailleurs, ces chiffres correspondent aux chiffres officiels des immigrés et descendants d’immigrés, mais ils sont une sous-estimation de la proportion effective d’individus d’ascendance extra-européenne. Or il se trouve que, alors que le terme générique d’immigration est généralement employé de manière commode, le facteur qui est selon nous le plus important est la proportion en France d’individus d’origine extra-européenne (cette affirmation fera l’objet d’un article prochain).

Conclusion : Nous disposons d’un premier chiffre, fondamental lorsqu’on s’intéresse à l’immigration, qui est la proportion d’immigrés ou de descendants directs d’immigrés extra-européens en France : environ 13% de la population. Le prochain article de notre série sera consacré aux flux d’immigration et d’émigration, ainsi qu’à leur évolution.