Jésus et Mahomet : un gouffre les sépare

Jésus et Mahomet sont deux figures religieuses et historiques majeures. Pourtant, en étudiant plus précisément les vies de chacun, on peut voir qu’ils ne sont pas comparables, un gouffre semble même les séparer.

Selon l’islam, Mahomet est un prophète et un modèle. Nous allons montrer que cette affirmation ne peut qu’être fausse.

Pour commencer, notons à titre indicatif que Mahomet n’est pas prophète selon les critères de l’Ancien Testament et de la tradition juive. En effet, il n’a pas de témoin, il n’a pas annoncé le Messie, il n’a fait aucun miracle selon le Coran (même si certains hadiths tardifs prétendent le contraire). Le Coran ne rapporte aucune prophétie. Mahomet n’est pas mort à Jérusalem, alors que Jésus dit qu’il ne convient pas « qu’un prophète meure en dehors de Jérusalem ». Enfin, il est même mort empoisonné, ce qui est une catastrophe pour un prophète.

C’est une première remarque, maintenant, on peut se demander :  Comment évaluer Mahomet ? 

La réponse la plus logique serait de le comparer à Jésus parce que l’islam prétend être en continuité avec le Judaïsme et le Christianisme selon une vision simple : il y a eu Moïse, puis Jésus, puis Mahomet.

Mais il y a plusieurs grands problèmes dans cette théorie, le premier étant que la Bible n’a annoncé que le Messie et seulement le Messie.

Personne n’a évidemment jamais annoncé la venue de quiconque après le Messie pour la bonne et simple raison que dans la Bible et toute la tradition chrétienne, il n’y a rien après le Messie. Le Messie est le terminus ad quem. C’est-à-dire la fin. Avec lui, Tout est accompli. C’est le sommet. II est Le dernier cadeau de Dieu qui doit être « la lumière des nations », c’est-à-dire que le Messie est pour toute l’humanité. Il ne peut rien y avoir après lui, en dehors du déploiement de son Esprit Saint !

 À ce sujet, les musulmans argumentent en disant que Moïse a annoncé la venue d’un « prophète » et que Jésus a annoncé la venue d’un « Paraclet ». Mais la simple analyse de ces passages montrent qu’il ne peut pas s’agir de Mahomet. En plus, si Moïse ou Jésus avaient annoncé quelqu’un qui viendrait après le Messie, il y aurait des traces historiques de cette attente, comme il y en a des centaines pour l’attente du Messie. Mais là, il n’y a rien. Zéro.

Historiquement, il est donc certain que Mahomet n’a été ni annoncé, ni attendu. En revanche, Jésus a explicitement et sérieusement mis en garde contre « les faux prophètes » qui viendront après lui et il a dit qu’on les reconnaîtrait à leurs fruits.

Jésus face à Mahomet

Et si on étudie les fruits de Mahomet , on voit qu’il n’y a aucune continuité avec Moïse et Jésus mais une rupture profonde. On le voit déjà avec les 10 commandements donnés par Moïse, qui contiennent des prescriptions morales

Jésus les a accomplies parfaitement :

  • Non seulement il n’a pas tué, mais il a ressuscité, guéri, donné la vie.
  • Il n’a pas menti, mais il était la vérité.
  • Il n’a pas volé, mais il était le pauvre.
  • Il n’a pas pris la femme de son frère, mais il était chaste.
  • Il n’a rien pris à personne mais il a toujours donné – et même sa vie!

Ce n’est absolument pas le cas de Mahomet : 

  • il a tué et fait tuer.
  • il a menti.
  • il a volé.
  • il a eu des relations sexuelles avec beaucoup de femmes, des esclaves, des captives de guerre, une enfant de 9 ans.
  • il a fait beaucoup de pillages et razzias.

Par ailleurs, ceux qui ont voulu imiter Jésus sont devenus pauvres, chastes et obéissants. Et ceux qui ont imité Mahomet, les califes, ont accumulé la richesse, les harems et la domination. On assiste donc dans le cas de Mahomet à une inversion totale des valeurs.

C’est ce qu’on retrouve quand on compare la vie de Jésus et de Mahomet : il y a un homme de guerre et un homme de paix, un homme violent et un homme doux, un homme qui réduit en esclavage des centaines de gens et un autre qui au contraire a servi son prochain, un homme qui est pécheur et un autre qui est sans péché. On pourrait allonger la liste de ce qui oppose Jésus et Mahomet.

Si on veut regarder les choses au fond, l’islam redéfinit en fait totalement le bien et le mal. Qu’est-ce qui est mal et qu’est-ce qui est bien selon la morale classique ? Selon la Bible, le diable est le « prince de ce monde » qui inspire le mal : il pousse à la violence, à l’accumulation de richesses, à la débauche, à l’inverse des 10 commandements. Et il pousse même à des œuvres encore plus horribles comme les massacres, les tortures, l’esclavage, les viols, la pédophilie, l’inceste …

On constate malheureusement que Mahomet coche TOUTES les cases :

  • Il a ordonné des massacres, comme par exemple les 600 juifs de Médine, décapités en une seule journée.
  • Il a torturé énormément de gens comme par exemple les Oklites qu’il a laissé mourir au soleil après leur avoir coupé les mains, les pieds et après leur avoir crevé les yeux avec des clous chauffés.
  • Il a violé la juive Safiya après avoir tué et torturé aussi son mari, et tué son père et son frère. 
  • Il s’est marié à 50 ans passés avec une petite fille de 6 ans et il l’a mis dans son lit à 9 ans.
  • Il a même pris la femme de son fils adoptif qui l’avait séduit et que son fils lui a proposée.

Les musulmans sont obligés de penser que tout cela est bien, ou encore de tordre la réalité pour la rendre acceptable à leurs yeux. Mais en réalité, il est clair que Mahomet a fait le mal, et tout homme qui a un minimum de bon sens le voit : ce sont de mauvaise actions. Comment un prophète de Dieu pourrait-il faire l’œuvre du diable ? Comment peut-on faire tout ces horreurs et regarder après la douceur, la bonté et la pureté de la Vierge Marie ?

Bien sûr, Jésus au contraire ne coche AUCUNE de ces cases : Il fait tout l’inverse point par point.  Mahomet a un comportement qui est à l’opposé de celui du Christ, c’est le jour et la nuit.

Mahomet correspond en fait à la définition de l’anti Christ que donne les chrétiens : il refuse le Père et le Fils et il refuse Jésus venu dans la chair. L’islam se définit fondamentalement par un refus du mystère de l’Incarnation.

L’islam est fondamentalement une agression contre le mystère du Christ :

  • Il détourne l’idée biblique de Messie, comme on l’a vu.
  • Il nie aussi Jésus comme Fils de Dieu, en disant que Dieu n’a pas de Fils.
  • Il nie la Rédemption et le Salut.
  • Il nie la Crucifixion et la Résurrection. (D’ailleurs, l’islam dit qu’Allah a trompé les chrétiens en mettant un sosie à la place de Jésus sur la Croix. Mais si c’était vrai, comment pourrait-il ensuite leur reprocher de croire au Christ et les envoyer en enfer pour cela ? C’est évidemment incohérent.)
  • L’islam nie la notion d’Alliance qui est remplacée par la Soumission.
  • Il change même le nom de Jésus qui signifie « Dieu sauve » et il le remplace par « Issa » qui ne signifie plus rien.

L’islam nie tout et dépouille complètement Jésus qui serait réduit à n’être qu’un simple prophète. Et même un prophète raté, car transmetteur d’un texte islamique que personne n’a jamais vu, et qui aurait été perdu dans l’histoire !

Il est important de prendre le temps de comparer Jésus et Mahomet. Cette évaluation est capitale pour comprendre le gouffre qui sépare le catholicisme de l’islam. 

L’islam met en face deux modèles opposés, Jésus et Mahomet, et on doit se demander : qui est le vrai modèle ? Jésus est évidemment infiniment plus grand que Mahomet, et l’histoire le confirme largement.

« Qui cherche trouve »

Jésus

NB : Cet article est largement inspiré de la vidéo “L’islam est faux“, que je vous invite à regarder en entier.

QI et génétique : l’intelligence est héréditaire !

 “Le QI est génétique”, “l’intelligence est héréditaire” : le titre que j’ai choisi volontairement provocateur annonce l’idée principale de l’article, mais rigoureusement il ne signifie pas grand chose sans apporter de précisions. En réalité, le caractère héréditaire ou génétique du QI s’étudie principalement à partir d’une notion fondamentale qu’on appelle l’héritabilité.

 Avant de détailler ce que signifie ce concept, je rappelle les conclusions des mes 2 articles précédents sur le QI, que je vous invite à lire : 

  • Le concept d’intelligence en psychologie renvoie à l’intelligence générale, qui est une mesure de l’efficacité du fonctionnement cognitif d’un individu. C’est une moyenne des performances des principales capacités cognitives d’une personne.
  • Toutes les capacités cognitives d’une personne sont corrélées entre elles (entre 0,6 et 0,9), d’où la pertinence de la notion de QI.
  • Le facteur g est le facteur commun à toutes les facultés mentales, ou plus précisément la variance partagée existant entre plusieurs mesures de capacité cognitives.
  • Les psychologues qui étudient le QI s’accordent depuis longtemps sur la validité de sa mesure et la pertinence de cette notion.
  • Le QI est positivement corrélé à des dizaines de traits objectivement désirables dans la vie, telles que le succès financier, le statut socio-économique, le niveau d’étude, les résultats scolaires, le caractère coopératif, la performance au travail, la santé mentale, la santé physique, l’espérance de vie et le comportement pro-social.

L’héritabilité du QI : le moyen de déterminer la “part génétique” de l’intelligence

 Maintenant que ces fondements sont rappelés, nous pouvons aborder le sujet de cet article, qui va tenter de répondre à la question : “est-ce que l’intelligence est innée ou acquise ?”.

Pour étudier est le caractère génétique de l’intelligence, en commençant par définir le concept d’héritabilité du QI. De façon technique, l’héritabilité correspond à la part de la variance génétique dans la variance phénotypique de la population, c’est-à-dire la part de variance du QI attribuable aux différences génétiques entre individus de cette population divisée par la variance totale du QI dans cette population.

Pour retenir une définition plus simple mais néanmoins correcte, on pourrait dire que l’héritabilité du QI est “la part des différences de QI au sein d’une population qui est due à des différences génétiques”

 Par conséquent, l’héritabilité est toujours comprise entre 0 (“toutes les différences au sein de la population sont dues à des différences d’environnement”) et 1 (“toutes les différences au sein sont dues à des différences génétiques”). On constate que l’héritabilité peut se calculer sur n’importe quel trait de la vie d’une personne, en particulier aux traits de personnalité.

 Au sein de la communauté scientifique, personne ne conteste les grandes différences d’intelligence qui existent entre les individus d’une même population. On sait que ces différences s’expliquent à la fois par la génétique et par l’environnement. La question qui se pose quant au caractère génétique des facultés mentales est de savoir quelle proportion de ces différences provient de différences génétiques.

 Actuellement, les psychologues s’accordent à dire que les variations individuelles de l’intelligence s’expliquent principalement par des différences génétiques entre les individus.

 Déjà en 1994, 52 spécialistes de l’intelligence et de la psychométrie déclaraient prudemment dans “Mainstream science on intelligence: An editorial with 52 signatories, history, and bibliography” que “la génétique joue un rôle plus important que l’environnement dans la création de différences entre les individus”. Depuis cette date, l’estimation scientifique de l’influence des gènes sur le QI n’a fait qu’augmenter. 

L’intelligence est à 80% héréditaire?

 A l’âge adulte, on estime que l’héritabilité de l’intelligence est située entre 70% et plus de 80%, ce qui signifie que 80% des différences individuelles d’intelligence et de QI au sein de la population sont dues à la génétique.

 Dans Bouchard (2013), on peut lire que “l’héritabilité du QI atteint une asymptote d’environ 0,80 à l’âge de 18-20 ans et se maintient à ce niveau jusqu’à l’âge adulte”. Cela correspond effectivement aux nombres calculés pour le QI dans plusieurs études : 83% (Jacobs et al., 2007), de 71% à 87% pour plusieurs pays développés (Wright et al., 2001), de 73% à 85% (Edmonds et al., 2008). Panizzon et al. (2014) estime l’héritabilité du facteur g d’intelligence générale à 86%.

 En fait, on peut même noter qu’aucun trait psychologique n’est aussi héréditaire que l’intelligence. Cela semble être vrai de manière plus générale pour la cognition. Dans la plus grande étude médicale jamais réalisée (45 millions de personnes), les chercheurs de la Harvard Medical School ont découvert que les pathologies cognitives étaient les plus susceptibles d’avoir une influence génétique et les moins susceptibles d’avoir une influence environnementale.

L’effet Wilson sur le QI : l’héritabilité de l’intelligence augmente avec l’âge!

Héritabilité du QI
Estimations d’héritabilité à différents âges pour l’intelligence et pour les traits de personnalité (Bouchard, 2004)

 Le plein effet de l’héritabilité se produit au milieu de l’âge adulte. Cela est dû à ce que l’on appelle “l’effet Wilson“, un principe de la génétique du comportement selon lequel, à mesure que les gens vieillissent, leurs gènes exercent une plus grande influence sur leur QI, et l’influence des facteurs environnementaux diminue.

C’est un résultat totalement contre-intuitif et qui met à mal les certitudes des environnementalistes selon qui tout phénomène s’explique toujours par l’environnement : lorsque les enfants sont plus jeunes, les facteurs environnementaux ont une influence plus importante sur le QI, mais cette influence commence à s’estomper après la puberté et les gènes finissent par très largement dominer.

Héritabilité du QI
Graphe issu de Bouchard & McGue, 2002

“Il serait raisonnable de supposer qu’au cours de notre vie, les expériences […] ont un effet cumulatif sur l’intelligence, qui peut même écraser les prédispositions génétiques précoces. Cependant, pour l’intelligence, l’héritabilité augmente de façon linéaire, passant de (environ) 20% dans la petite enfance à 40% dans l’adolescence, et à 60% au début de l’âge adulte. Certaines données suggèrent que l’héritabilité pourrait atteindre 80 % à l’âge adulte.”

Plomin & Deary, 2015
Effet Wilson héritabilité
Augmentation linéaire de l’héritabilité au cours de l’enfance et de l’adolescence (Plomin & Deary, 2015)

L’effet Wilson est notamment expliqué dans “The Wilson Effect: The Increase in Heritability of IQ With Age” (Bouchard, 2013). Il existe maintenant un consensus sur le fait “que le QI est significativement héréditaire à partir de 7 ans au moins… qu’à 10 ans, la variance génétique est plus importante que la variance environnementale partagée… et que l’héritabilité augmente avec l’âge jusqu’à la fin de l’âge adulte”.

L’augmentation de l’héritabilité de l’intelligence est particulièrement significative entre la petite enfance et l’adolescence.

Héritabilité de l'intelligence (Bouchard)
Estimations de l’influence génétique et environnementale partagée sur g selon l’âge (Bouchard, 2013)

Bouchard note également : “Les conclusions qui soutiennent l’effet Wilson sont très robustes. […] Elles ne dépendent pas d’un modèle unique, […] sont très similaires dans plusieurs pays occidentaux industrialisés, [et] beaucoup d’échantillons sont assez complets, de sorte que leurs résultats s’appliquent probablement à un large éventail de situations”. 

 Ajoutons à cela que l’héritabilité de l’intelligence semble être fondamentalement la même pour tous, du plus faible au plus brillant : une étude récente portant sur 11 000 paires de jumeaux a révélé que l’héritabilité des 15% les plus intelligents était sensiblement la même que pour l’ensemble de l’échantillon (Haworth et al., 2009).

 Etant donnée la base génétique prédominante du QI, il est également peu surprenant de voir que l’intelligence soit l’une des caractéristiques comportementales les plus stables, puisqu’une corrélation de 0,63 a été établie entre l’intelligence à 11 ans et à 79 ans dans l’étude de Deary et al. (2000). En tenant compte de l’atténuation des capacités mentales à cet âge, la corrélation a été ré-ajustée à 0,73.

Les gènes de l’intelligence

 Maintenant que nous avons fixé quelles étaient les choses à savoir sur l’héritabilité, continuons notre étude sur la génétique du QI en nous intéressant à ce qu’on pourrait appeler improprement les “gènes de l’intelligence”.

 Ces dernières années, des progrès scientifiques ont permis aux généticiens d’identifier certains des gènes et variantes génétiques spécifiques associés à l’intelligence, ce qui représente la plus grande avancée de la recherche sur les capacités mentales depuis des décennies. 

 Plus d’un millier de variantes génétiques spécifiques associées à l’intelligence ont été identifiées récemment grâce à des “genome-wide association studies” (GWAS) c’est-à dire des études d’association pangénomique, puis leur valeur prédictive a été quantifiée par la notation du risque polygénique (polygenic risk score – PRS)

 On peut citer par exemple “Genome-wide association meta-analysis of 78,308 individuals identifies new loci and genes influencing human intelligence” (Sniekers et al., 2017), une étude GWAS sur 78 308 individus qui a identifié de nouveaux loci et gènes influençant l’intelligence humaine. De nombreuses autres études du mêmes genre effectuées au cours de ces dernières années ont abouti à des résultats analogues (Hill et al., 2018; Nagel et al., 2018; Davies et al., 2018; Savage et al., 2018; Allegrini et al., 2019).

 Dans les GWAS, on prélève des échantillons d’ADN sur de nombreux individus et on voit quelles variantes génétiques ont tendance à être corrélées avec la variable d’intérêt (par exemple, l’intelligence). La composante génétique du QI est répartie sur des centaines de régions de l’ADN, chacune apportant une contribution minime. En analysant les gènes spécifiques qui influencent l’intelligence, les scientifiques peuvent calculer des “scores de risque polygénique” (PRS) pour prédire le QI. 

Citons par exemple “Interpreting polygenic scores, polygenic adaptation, and human phenotypic differences” de Rosenberg et al. (2019) :

Chaque variante [génétique] identifiée par [GWAS] comme statistiquement associée au [QI] peut se voir attribuer une taille d’effet, représentant l’ampleur estimée de l’augmentation du trait […] ou de la responsabilité pour le trait […] qui est associée à la possession d’une copie de la variante. 

[Un] score polygénique pour le génome d’une personne représente une agrégation, généralement sous la forme d’une somme, des tailles d’effet estimées des variantes génétiques dans le génome de cette personne. 

Alors qu’il y a 20 ans, les chercheurs travaillaient avec des échantillons de quelques centaines de personnes, aujourd’hui, la génomique permet d’analyser des centaines de milliers de marqueurs génétiques chez des centaines de milliers d’individus.

La puissance de prédiction des GWAS et du PRS

 Pour l’instant, les GWAS ont réussi à identifier les différences de séquences du génome qui représentent au moins 20% de la part d’héritabilité l’intelligence (Plomin & von Stumm, 2018), et ces pourcentages augmenteront à mesure que des centaines (voire des milliers) d’associations supplémentaires seront trouvées. Une étude récente “utilisant des données génétiques moléculaires imputées provenant d’individus non apparentés” a montré “qu’environ 50% des différences d’intelligence peuvent être expliquées par des effets génétiques lorsqu’un plus grand nombre de SNP rares sont inclus” (Hill & Arslan et al., 2018). (Les SNP sont des variations génétiques.)

Les modèles basés sur les GWAS/PRS sont actuellement les plus puissants outils en termes de prédiction de l’intelligence, dans les sciences comportementales (Allegrini et al., 2019). Pour être plus clair : ces modèles génétiques offrent plus de valeur prédictive que des indicateurs tels que le niveau d’éducation ou le statut professionnel des parents !

Et ils ne feront que gagner en puissance et en précision à mesure que les outils continueront de s’améliorer. Le célèbre psychologue et généticien Robert Plomin, dans son livre Blueprint (2018), écrivait : “Il y a fort à parier que la puissance prédictive de la plupart de ces scores [de risque polygénique] doublera au moins au cours des prochaines années”. 

Robert Plomin QI
Robert Plomin, psychologue et généticien, référence mondiale en GWAS

Selon Plomin & von Stumm (2018), les scores polygéniques sont des prédicteurs uniques à deux égards. Premièrement, ils prédisent les résultats psychologiques et comportementaux aussi bien dès la naissance que plus tard dans la vie. Deuxièmement, les scores polygéniques sont des prédicteurs causaux en ce sens que rien dans notre cerveau, notre comportement ou notre environnement ne peut modifier les différences de séquence d’ADN que nous avons héritées de nos parents.

Les résultats en génétique du QI ont été colossaux grâce aux progrès rapides réalisés par les GWAS. En 2013, l’une des premières études GWAS (Rietveld, Cornelius et al., 2013) identifiait 3 SNP indépendants associés aux capacités cognitives. 5 ans plus tard, une étude sur plus d’un million d’individus (Lee et al., 2018) permettait de détecter plus de 1200 SNP liés à l’intelligence!

La base génétique du QI ainsi que la puissance des GWAS/PRS sont désormais si solides que les entreprises commencent à utiliser la science pour créer des tests destinés à aider les parents à déterminer le QI des enfants à naître, et des tests pour les adultes devraient bientôt suivre à mesure que ces techniques s’améliorent. 

Les GWAS vont révolutionner la façon dont les scientifiques font des recherches sur les gènes et l’intelligence.

QI et génétique : ce qu’il faut retenir

Résumons les principaux enseignements à retenir de cet article : 

  • L’intelligence (donc le QI) dépend à la fois de facteurs génétiques et environnementaux.
  • Les psychométriciens s’accordent désormais à dire que la génétique joue un rôle plus important que l’environnement dans la création de différences de QI entre les individus.
  • Pour mesurer la “part génétique dans les différences individuelles d’intelligence”, on utilise le concept d’héritabilité.
  • L’héritabilité de l’intelligence augmente de façon linéaire, passant d’environ 20% dans la petite enfance à 40 à 50% à l’adolescence, puis à 60% au début de l’âge adulte, jusqu’à 80% (voire plus) à l’âge adulte. C’est l’effet Wilson.
  • Des progrès scientifiques récents (et en cours) colossaux en génomique ont permis d’identifier en quelques années des centaines de variantes génétiques (SNP) associés à l’intelligence.
  • Ces modèles basés sur les GWAS/PRS sont actuellement les outils qui prédisent le mieux l’intelligence, et ils vont commencer à être utilisés pour estimer le QI futur d’embryons.

Cet article était le 3e de la série consacrée au QI et à l’intelligence.

Sources : 

  • Allegrini, A. G., Selzam, S., Rimfeld, K., von Stumm, S., Pingault, J. B., & Plomin, R. (2019). Genomic prediction of cognitive traits in childhood and adolescence. Molecular Psychiatry. 
  • Bouchard, T. J., & McGue, M. (2002). Genetic and environmental influences on human psychological differences. Journal of Neurobiology, 54(1), 4–45. 
  • Bouchard, T. J. (2004). Genetic Influence on Human Psychological Traits: A Survey. Current Directions in Psychological Science, 13(4), 148–151. 
  • Bouchard, T. J. (2013). The Wilson Effect: The Increase in Heritability of IQ With Age. Twin Research and Human Genetics, 16(05), 923–930. 
  • Davies, G., Lam, M., Harris, S.E. et al. Study of 300,486 individuals identifies 148 independent genetic loci influencing general cognitive function. Nat Commun 9, 2098 (2018). 
  • Deary IJ, Whalley LJ, Lemmon H, Crawford JR, Starr JM . The stability of individual differences in mental ability from childhood to old age: Follow-up of the 1932 Scottish Mental Survey.Intelligence 2000; 28: 49–55.
  • Edmonds, C. J., Isaacs, E. B., Visscher, P. M., Rogers, M., Lanigan, J., Singhal, A., Deary, I. J. (2008). Inspection time and cognitive abilities in twins aged 7 to 17 years: Age-related changes, heritability and genetic covariance. Intelligence, 36(3), 210–225.
  • Gottfredson, L. S. (1997). Mainstream science on intelligence: An editorial with 52 signatories, history, and bibliography. Intelligence, 24(1), 13–23. 
  • Haworth CMA, Wright MJ, Martin NW, Martin NG, Boomsma DI, Bartels M et al. A twin study of the genetics of high cognitive ability selected from 11 000 twin pairs in six studies from four countries. Behav Genet 2009; 39: 359–370.
  • Hill, W.D., Marioni, R.E., Maghzian, O., Ritchie, S.J., Hagenaars, S.P. et al. (2018). A combined analysis of genetically correlated traits identifies 187 loci and a role for neurogenesis and myelination in intelligence. Molecular Psychiatry, published online.
  • Hill, W.D., Arslan, R.C., Xia, C. et al. Genomic analysis of family data reveals additional genetic effects on intelligence and personality. Mol Psychiatry 23, 2347–2362 (2018). 
  • Jacobs, N., Van Os, J., Derom, C., & Thiery, E. (2007). Heritability of Intelligence. Twin Research and Human Genetics, 10(S1), 11-14.
  • Lee, J.J., Wedow, R., Okbay, A. et al. Gene discovery and polygenic prediction from a genome-wide association study of educational attainment in 1.1 million individuals. Nat Genet 50, 1112–1121 (2018). https://doi.org/10.1038/s41588-018-0147-3
  • Nagel, M., Jansen, P.R., Stringer, S. et al. Meta-analysis of genome-wide association studies for neuroticism in 449,484 individuals identifies novel genetic loci and pathways. Nat Genet 50, 920–927 (2018).
  • Panizzon MS, Vuoksimaa E, Spoon KM, Jacobson KC, Lyons MJ, Franz CE et al. Genetic and environmental influences on general cognitive ability: Is g a valid latent construct? Intelligence 2014; 43: 65–76. 
  • Plomin, R., Deary, I. Genetics and intelligence differences: five special findings. Mol Psychiatry 20, 98–108 (2015).
  • Plomin, R., von Stumm, S. The new genetics of intelligence. Nat Rev Genet 19, 148–159 (2018). 
  • Savage, J.E., Jansen, P.R., Stringer, S. et al. Genome-wide association meta-analysis in 269,867 individuals identifies new genetic and functional links to intelligence. Nat Genet 50, 912–919 (2018).
  • Sniekers, S., Stringer, S., Watanabe, K., Jansen, P. R., Coleman, J. R. I., et al. (2017). Genome-wide association meta-analysis of 78,308 individuals identifies new loci and genes influencing human intelligence. Nature Genetics, 49, 1107–1112.
  • Rietveld, Cornelius A et al. “GWAS of 126,559 individuals identifies genetic variants associated with educational attainment.” Science (New York, N.Y.) vol. 340,6139 (2013): 1467-71. 
  • Noah A Rosenberg, Michael D Edge, Jonathan K Pritchard, Marcus W Feldman, Interpreting polygenic scores, polygenic adaptation, and human phenotypic differences, Evolution, Medicine, and Public Health, Volume 2019, Issue 1, 2019, Pages 26–34
  • Wright, M., De Geus, E., Ando, J., Luciano, M., Posthuma, D., Ono, Y., … Boomsma, D. (2001). Genetics of Cognition: Outline of a Collaborative Twin Study. Twin Research, 4(1), 48–56.

Le QI et ses corrélations : que prédit l’intelligence?

 Le QI est le trait psychologique facilement mesurable qui est le plus important car il est le meilleur prédicteur de votre réussite et de vos résultats dans la vie, à tous niveaux. 

 Rappelons rapidement les principaux enseignements de notre premier article sur le QI et sa définition

  • Le concept d’intelligence en psychologie renvoie à l’intelligence générale, qui est une mesure de l’efficacité du fonctionnement cognitif d’un individu. C’est une moyenne des performances des principales capacités cognitives d’une personne.
  • Toutes les capacités cognitives d’une personne sont corrélées entre elles (entre 0,6 et 0,9), d’où la pertinence de la notion de QI.
  • Le facteur g est le facteur commun à toutes les facultés mentales, ou plus précisément la variance partagée existant entre plusieurs mesures de capacité cognitives.
  • Les psychologues qui étudient le QI s’accordent depuis longtemps sur la validité de sa mesure et la pertinence de cette notion.

Une fois que ces fondements sont établis, il s’agit maintenant de montrer pourquoi le QI est aussi important, et pourquoi il est très intéressant de le mesurer. En fait, des centaines d’études sur le sujet ont établi que le QI est directement relié et corrélé à des dizaines de traits objectivement désirables dans la vie, telles que le succès financier, le statut socio-économique, le niveau d’étude, les résultats scolaires, le caractère coopératif, la performance au travail, la santé mentale, la santé physique, l’espérance de vie et le comportement pro-social. Naturellement, il est aussi négativement corrélé avec des traits indésirables, tels que la délinquance ou les risques de décès.

 Evidemment, comme se plairaient à le rappeler beaucoup de sceptiques, “corrélation n’implique pas causalité”, et nous n’affirmons pas ici que le QI est la cause de tous ces éléments. En revanche, on peut constater qu’il n’existe aucun trait psychologique qui puisse prédire un tel nombre de résultats. Par ailleurs, il faut comprendre que l’intérêt du QI est qu’il se mesure très facilement, d’où son importance! 

NB : En réalité, même s’il ne mesurait pas l’intelligence, l’importance du QI n’en serait pas pour autant diminuée, puisque sa mesure donnerait dans tous les cas un grand nombre d’informations.

Nous pourrions citer des centaines d’études ici, mais nous allons nous restreindre à en mettre en avant quelques unes pour chaque corrélation que nous établissons, c’est-à-dire pour chaque élément que le QI prédit. Notons que nous citerons entre guillemets des conclusions des articles traduites de l’anglais au français, par commodité. Notons également que nous utiliserons indistinctement les termes “QI”, “intelligence”, “capacités cognitives” et “capacité mentale” comme des synonymes. C’est légitime selon les conclusions de notre premier article de définitions sur le quotient intellectuel.

Le corrélation du QI avec le salaire et le statut socio-économique

En 2007, Strenze publie dans la revue Intelligence une méta-analyse sur le lien entre intelligence et succès socio-économique, intitulée Intelligence and socioeconomic success: A meta-analytic review of longitudinal research. Il en conclut que “les résultats démontrent que l’intelligence est un puissant prédicteur du succès” socio-économique.

La même année, dans leur article “Cognitive Epidemiology”, Deary et Batty écrivent que “l’intelligence est corrélée significativement avec la position socio-économique”.

Une étude de Kell, Lubinski et Benbow (2013) intitulée “Who rises to the top? Early indicators” se penche sur le destin de 320 surdoués de 13 ans, qui sont dans les meilleurs 0,01% en capacités de raisonnement mathématique ou verbal. Ils constatent qu’à 38 ans, nombre d’entre ces surdoués occupent “des positions de leader dans le monde des affaires, de la santé, du droit, de l’éducation, des sciences, de l’ingénierie et des mathématiques”. On est donc loin du cliché souvent véhiculé du surdoué “inadapté”.

QI et études supérieures

En 1996 est publiée une étude de référence de l’American Psychological Association sur les connaissances établies de façon consensuelles dans le monde de la psychométrie. Il s’agit de “Intelligence : Knowns and Unknowns” de Neisser et al. Ils notent que “les résultats des tests d’intelligence prédisent modérément bien les différences individuelles dans les résultats scolaires, avec une corrélation d’environ 0,50 avec la moyenne générale et 0,55 avec le nombre d’années d’études effectuées.”

Dans “Intelligence and Educational Achievement” (2007), Deary et al. concluent que “la corrélation entre un trait d’intelligence latent et un trait latent de réussite scolaire (les scores du GCSE) est de 0,81”.

En 2007, Colom & Florez-Mendosa publient “Intelligence Predicts Scholastic Achievement Irrespective of SES Factors: Evidence from Brazil”. Leur conclusion, qui est devenue le titre de l’article est que l’intelligence prédit la réussite scolaire indépendamment des facteurs socio-économiques.

En ce qui concerne la causalité, elle a été étudiée dans “Psychometric intelligence and achievement: A cross-lagged panel analysis” de Watkins et al. (2006). Selon cet article, “il semble que le QI ait une influence causale sur les futures mesures de réussite scolaire, alors que les mesures de réussite scolaire n’influencent pas de manière substantielle les futurs scores de QI”. C’est donc le QI qui est à l’origine des bons résultats scolaires, et non l’inverse.

Niveau professionnel atteint

En 2018, Hegelund et Flensborg-Madsen publient “Low IQ as a predictor of unsuccessful educational and occupational achievement: A register-based study of 1,098,742 men in Denmark 1968–2016” dans la revue Intelligence. Ils y établissent “qu’un QI faible était un prédicteur fort et cohérent de tous les indicateurs de réussite scolaire et professionnelle”, et donc en particulier de niveau professionnel atteint.

Dans leur important article “General Mental Ability in the World of Work: Occupational Attainment and Job Performance” (2004), Schmidt et Hunter écrivent que la capacité mentale générale (c’est-à-dire le QI ou l’intelligence générale) “prédit à la fois le niveau professionnel atteint et les performances dans la profession choisie, et ce mieux que toute autre capacité, trait ou disposition et mieux que l’expérience professionnelle”. Ils ajoutent que “l’importance de ces relations avec l’intelligence est également plus grande que la plupart de celles que l’on trouve dans la recherche psychologique”. Schmidt et Hunter concluent également sur le fait que l’intelligence “est d’une importance capitale dans les affaires humaines” et a un “rôle central dans le monde du travail”.

La corrélation du QI avec la performance au travail

Comme je viens de le mentionner, Schmidt et Hunter (2004) ont établi la corrélation entre QI et performance au travail. En 1996, dans “Intelligence and job performance : Economic and Social Implications”, ils écrivaient déjà que “la capacité mentale générale (intelligence) est le principal déterminant des grandes différences individuelles dans le rendement au travail”.

En 1992, Ree et Earls publient l’article bien-nommé “Intelligence Is the Best Predictor of Job Performance” qui signifie littéralement “l’intelligence est le meilleur prédicteur de la performance au travail”. Dans “Why g matter : the complexity of everyday life” (1997), la spécialiste en psychométrie Linda Gottfredson écrit quant à elle que “les recherches sur la sélection du personnel fournissent de nombreuses preuves que l’intelligence (g) est un prédicteur important de la performance en formation et au travail, en particulier dans le travail de haut niveau”.

QI corrélation
Plus la tâche est complexe, plus la corrélation entre
le QI et la performance au travail est élevée

Niveau de coopération entre les individus

En 2018, Eugenio Proto, Aldo Rustichini, et Andis Sofianos publient “Intelligence, Personality, and Gains from Cooperation in Repeated Interactions” dans lequel ils établissent que “l’intelligence a un effet important et positif à long terme sur le comportement coopératif” au sein d’un groupe.

Taux plus faibles de la plupart des maladies mentales

Dans “Intelligence in Early Adulthood and Subsequent Hospitalization for Mental Disorders” (2010), Gale et al. concluent que : “une intelligence faible est un facteur de risque pour toute la gamme des troubles mentaux et pour la gravité des maladies”.

La corrélation du QI avec une meilleure santé physique

En 2004, Linda Gottfredson publie “Intelligence: is it the epidemiologists’ elusive “fundamental cause” of social class inequalities in health?” où elle s’interroge sur la “cause fondamentale” des inégalités en termes de santé entre les différentes classes sociales. Son article “concatène divers ensembles de preuves pour démontrer que les différences d’intelligence générale (g) peuvent en être la cause fondamentale”.

La même année, elle publie avec Deary “Intelligence Predicts Health and Longevity, but Why?”. Ils écrivent : “De vastes études épidémiologiques portant sur presque toute une population en Écosse ont révélé que l’intelligence (telle que mesurée par un test de type QI) pendant l’enfance permet de prédire des différences substantielles dans la morbidité et la mortalité des adultes, y compris les décès dus aux cancers et aux maladies cardiovasculaires. Ces relations restent significatives après contrôle des variables socio-économiques.”

Dans “Intelligence in youth and health at age 50” (2015) de Wraw, Deary et al., on peut lire : “Une intelligence plus élevée chez les jeunes est liée à une meilleure santé physique à l’âge de 50 ans, et à un risque plus faible de maladies chroniques”.

Un risque de décès plus faible pour la plupart des causes et une espérance de vie plus élevée

Dans “Intelligence in young adulthood and cause-specific mortality in the Danish Conscription Database – A cohort study of 728,160 men” (2016), Christensen et al. rappellent qu’il y a “une association inverse bien établie entre l’intelligence au début de la vie et la mortalité toutes causes confondues”.

En 2007, Deary & Batty écrivent dans l’article “Premorbid (early life) IQ and later mortality risk: systematic review” que “dans toutes les études, un QI plus élevé au cours des deux premières décennies de la vie était lié à des taux de mortalité totale plus faibles au milieu et à la fin de l’âge adulte”.

O’Tool note en 1990 que l’intelligence est l’un des facteurs les plus importants prédisant la mortalité dans un accident de la route (dans l’article “Intelligence and behaviour and motor vehicle accident mortality”).

Dans l’étude “Longitudinal cohort study of childhood IQ and survival up to age 76” (2001), Whalley & Deary établissent également que “la capacité mentale à l’enfance est un facteur significatif parmi les variables qui prédisent l’âge de la mort”.

Comportement anti-social et violent, criminalité

En 2013, Tuvblad et Beaver publient l’article “Genetic and environmental influences on antisocial behavior” dans le Journal of Criminal Justice. Ils y montrent qu’un QI élevé était le facteur neuropsychologique qui protégeait le mieux contre les risques de comportement anti-social.

Dans “Association between intelligence quotient and violence perpetration in the English general population” (2018), Jacob, Haro & Koyonagi notent qu’au contraire, “un QI plus faible était associé à la perpétration de violences dans la population générale du Royaume-Uni”.

Conclusion

Nous avons dans cet article établi que le QI ou quotient intellectuel, mesure de l’intelligence générale d’une personne, était un indicateur très important car il est en corrélation positive avec un très grand nombre de traits désirables. En particulier, une intelligence plus élevée indique en général une plus grande réussite académique, un meilleur niveau social, un comportement pro-social et une espérance de vie plus grande. Inversement, un QI faible est plus souvent associé à des traits indésirables, tels qu’un taux de mortalité plus élevé, un risque de criminalité plus élevé et un comportement anti-social.

Bien entendu, il ne s’agit que de tendances et de corrélations, et il existe d’autres facteurs importants dans la vie d’un homme, comme par exemple les traits de personnalité issus du modèle des Big Five.

Dans le prochain article de cette série sur le QI, nous aborderons un point fondamental qui est le caractère héréditaire de l’intelligence, ainsi que la notion d’héritabilité.

Le Lapin Taquin, devenu Lapin du Futur : un Youtubeur très taquin

Le Lapin Taquin, devenu le Lapin du Futur, est un Youtubeur qui possède actuellement plus de 70.000 abonnés. Il fait partie des rares Youtubeurs de droite “au sens large” qui évoquent des sujets très politiques tout en ayant une audience considérable.

 Si j’écris cet article aujourd’hui, c’est parce que j’apprécie son travail, et que je pense qu’il fait partie des éléments de la “fachosphère” qui participent réellement au combat métapolitique. Le Lapin Taquin ne s’adresse pas aux convaincus, il fait des vidéos pour s’attaquer à l’idéologie dominante de gauche, pour mettre en lumière les multiples contradictions de la gauche et ainsi créer des dissonances cognitives.

Le style du Lapin Taquin

 Les sujets qu’il aborde en priorité sont l’antiracisme, l’immigration, l’islam, et les idées des SJW en général. Le Lapin Taquin est un Youtubeur talentueux, comme en atteste sa popularité et le nombre de vues de ses vidéos (souvent supérieur à 100000), alors qu’il aborde des sujets politiques très “explosifs” et sans prendre de pincettes. Pour arriver à ce résultat, il ne néglige sa stratégie de communication, en choisissant des titres, ou même des formats qui attirent le clic, comme les “TOP”. Les graphismes de ses vignettes Youtube sont eux aussi soignés, et il utilise même des visuels très professionnels de son personnage. Tel qu’il le dit lui-même dans une interview pour l’Incorrect, son personnage de Lapin est “un mix entre Roger Rabbit, le lapin blanc du Pays des merveilles et celui du film Donnie Darko, saupoudré de Bugs Bunny”. 

 Pour être divertissant, et parce qu’il est probablement cinéphile, le Lapin du Futur publie régulièrement des vidéos de cinéma, où il analyse un film en y appliquant une vision politique. Il a par exemple fait des vidéos sur “Le Joker”, “Nicky Larson”, “Get Out”, “Mindhunter” ou encore “Captain Marvel”.

Qui est le Lapin du Futur ?

 L’identité du Lapin Taquin est inconnue, et il semble assez inaccessible. La seule interview qu’il ait donnée date de 2017 au magazine l’Incorrect. On le soupçonne souvent d’être une fille, ou d’être précisément Solveig Minéo, ou encore Yann Merkado. La justification étant leur proximité idéologique évidente, et parce qu’il a plusieurs fois relayé les vidéos de Solveig Minéo. Je ne pense pas que le Lapin Taquin soit Solveig, car un certain nombre de ses vidéos laissent entendre qu’il est un homme (il aime le football, il semble se décrire comme un homme). Sa passion pour le cinéma, ses analyses et les quelques indices qu’il laisse dans ses vidéos me laissent à penser qu’il n’est pas Yann Merkado non plus. 

 Au vu de sa visibilité et de sa ligne politique, il est compréhensible que le Lapin du Futur préfère rester anonyme. En effet, en France en 2020, les militants qui s’opposent à l’immigration et à l’islam à visage découvert prennent des risques pour leur vie, et ils méritent mon respect pour cela.

Les frappes chirurgicales et ciblées : une arme de guérilla culturelle

 Je dois avouer que je n’apprécie pas chez le Lapin Taquin sa haine viscérale du catholicisme, qui me paraît à la fois inutile et contre-productive, mais je préfère focaliser mon attention sur tout le reste de ses vidéos, qui sont excellentes.

J’aime particulièrement quand il s’attaque directement à un propagandiste anti-français ou anti-blanc, comme par exemple dans sa vidéo sur Bonjour Tristesse, le Blanc de maison. Je pense qu’il est politiquement dans notre intérêt de procéder de cette manière, car nous devons répondre à notre diabolisation par l’attaque directe, en rappelant à nos adversaires idéologiques qu’ils sont moralement laids, et généralement malhonnêtes, quand ce n’est pas simplement idiot.

Le Lapin Taquin a également plusieurs fois repris des séquences de vidéos de la youtubeuse Antastesia, non pas pour l’attaquer directement, mais parce qu’elle est l’incarnation d’une bourgeoisie de gauche perfusée à un progressisme délirant, à tel point qu’elle en arrive à plaindre ses agresseurs maghrébins au moment même où ils lui volent ses affaires dans la rue.

Parmi les victimes principales du Lapin du Futur, on trouve également Rokhaya Diallo, militant indigéniste et fer de lance des délires anti-racistes issus des campus américains. Celle-ci s’échine à prouver que le racisme anti-blanc n’existe pas, mais sa simple présence sur les plateaux télévisés pour répéter ce discours mensonger face à la population française (encore majoritairement blanche) invalide en soi sa position.

En effet, le Lapin Taquin rappelle que le racisme anti-blanc correspond exactement à la définition du racisme qu’elle souhaite défendre, à savoir un racisme systémique. Le seul racisme systémique qui existe réellement en France est justement le racisme anti-blanc, puisqu’il est défendu sur toutes les chaînes publiques, promu dans les amphithéâtres de toutes les universités de France, et qu’une armée de sociologues validés et relayés par tout le système médiatique cherchent à faire croire qu’il n’existe pas. Rappelons que la manifestation la plus fréquente du racisme anti-blanc est le fait de déclarer que “le racisme anti-blanc n’existe pas”.

Le Lapin Taquin face aux journalistes malhonnêtes

 Une histoire amusante concernant le Lapin Taquin est qu’il a été “épinglé” par France Info dans un article qui en dit long sur le système médiatique actuelles et son hystérie face à tout ce qui essayerait un peu trop de défendre son peuple ou son pays. Ainsi, les journalistes de France Info lui reprochent d’avoir fait passer une militante antiraciste pour une “journaliste bien-pensante” lors d’une manifestation anti-migrants à Chemnitz. On a du mal à comprendre l’intérêt pour ces gens de “débunker” une telle “fake news”, tant ce constat ne change rien au message que voulait faire passer le Lapin Taquin…

Naturellement, discours politiquement incorrect oblige, des vidéos du Lapin Taquin ont déjà été censurées plusieurs fois. C’était le cas par exemple de la vidéo “Attentats et Amalgames”, visiblement non supportée par Youtube, qui abordait le sujet de l’attentat de Christchurch, la réaction aberrante et malhonnête du système médiatico-politique, et l’incroyable tolérance des Européens face à la violence de l’islam. En 2018, la chaîne Youtube du Lapin Taquin a été entièrement censurée de Youtube, c’est pourquoi il a du repartir de 0, et il a également créé une chaîne Solidtube. Etrangement, les Youtubeurs de gauche qui s’imaginent être des grands subversifs de leur époque ne connaissent jamais ces difficultés…

Pour finir, j’aimerais simplement vous rappeler, si vous ne le saviez pas, que Le Lapin du Futur a un compte Tipeee pour se financer, et que l’argent est le nerf de la guerre. N’hésitez donc pas à le financer, car les créateurs de contenu de droite ont besoin de soutien.

Pour finir, souvenez d’une chose : 

“Tout ne fait que commencer.”

Les mensonges d’Etat sur le coronavirus

Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, le gouvernement a multiplié les bourdes, les erreurs, voire les mensonges. Totalement incompétent face à un tel phénomène, l’équipe de Macron a également réussi plusieurs fois à se contredire, à être incohérente, entre leurs paroles et leurs actes.

On mesure ainsi toute l’impréparation et l’amateurisme d’un gouvernement qui, comble de l’arnaque, gagne en popularité depuis la crise, tout simplement parce que les Français font aveuglément confiance à celui qui donne les ordres en temps de crise. J’ai compilé ici tous les mensonges et les incohérences émanant du gouvernement au sens large depuis le début de l’épidémie.

Agnès Buzyn, le 24 janvier :

Fin janvier, alors que la Chine commence à faire face à l’épidémie de coronavirus, Agnès Buzyn explique qu’il n’y a aucun risque ou presque pour l’Europe et la France.

“Le risque d’importation de cas depuis Wuhan est modéré, il est maintenant pratiquement nul parce que la ville est isolée. Les risques de cas secondaires autour d’un cas importé sont très faibles, et les risques de propagation du coronavirus sont très faibles.” 

Sibeth Ndiaye, le 4 mars :

Le 4 mars 2020, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye est l’invitée du Grand entretien sur France Inter avec Nicolas Demorand et Léa Salamé. On constate que cette interview a très mal vieilli, tant le discours de Sibeth semble en contradiction avec les décisions futures du gouvernement.

Sibeth explique par exemple :

“On ne va pas fermer toutes les écoles de France, comme quand il y a une épidémie de grippe, on ne ferme pas toutes les écoles en France”

“Si nous basculons dans le stade 3, c’est-à-dire une épidémie qui circule dans tout le territoire, on ne va pas arrêter la vie de la France”

Et pourtant, quelques jours plus tard, c’est bien la vie de la France qui a été arrêtée par la décision d’imposer un confinement national.

Sur les masques, elle ment à nouveau très clairement, puisqu’elle explique : 

“Non il n’y a pas de risque de pénurie [de masques] […] on a des stocks d’Etat qui ont été réalisés dans des mandatures précédentes […] on les déstocke progressivement pour s’assurer d’un bon agenda d’officine”

Quelques semaines plus tard, la pénurie de masque a bien évidemment eu lieu…

Olivier Véran, le 9 mars :

Le 9 mars, sur BFMTV, le ministre de la santé Olivier Véran (LREM) déclarait: 

“C’est le confinement qui provoque la circulation du virus.”

Suite à une telle déclaration, pourquoi avoir mis en place un confinement généralisé de plus de 2 mois ? 

Jean Michel Blanquer, le 12 mars : 

Jean-Michel Blanquer était invité le 12 mars à France Info, et là encore, ses propos sont en contradiction avec les décisions futures de son gouvernement

“Nous n’avons jamais envisagé la fermeture totale des écoles car elle nous semble contre-productive. Quand vous fermez toutes les écoles d’un pays, vous paralysez en bonne partie ce pays.”

C’est exact, mais ça ne les a pas empêché de paralyser le pays pendant 2 mois.

Edouard Philippe, le 13 mars :

Le 13 mars, Edouard Philippe était l’invité de Jean-Pierre Pernaut au JT de 13h de TF1. Il y justifie niaisement le choix de l’exécutif de maintenir les deux tours des élections municipales.

“C’est un moment important de la vie démocratique. […] Si les Français peuvent sortir pour faire les courses, je ne vois pas pourquoi on leur dénierait le droit d’aller accomplir cet acte essentiel.”

Étrangement, il semblerait qu’il ait changé d’avis puisque le second tour a été annulé quelques jours plus tard. On peine à comprendre quel niveau d’incompétence était nécessaire pour maintenir la décision stupide d’effectuer le 1er tour des municipales.

Agnès Buzyn, le 17 mars :

Alors qu’elle n’est plus Ministre de la Santé, celle qui expliquait 2 mois plus tôt que le risque d’importation du virus était “pratiquement nul”, se contredit en expliquant au Monde que “en quittant le ministère, elle savait que la vague du tsunami était devant nous”. 

Elle assure : 

“Le 11 janvier, j’ai envoyé un message au président sur la situation. Le 30 janvier, j’ai averti Edouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir.”

On ne comprend pas très bien l’intérêt de cette interview, puisqu’elle était elle-même au premier rang face au virus, et qu’elle avait préféré déclaré que la menace était très faible…

Sibeth Ndiaye, le 17 mars :

Lors du compte-rendu du conseil des ministres du 17 mars, Sibeth Ndiaye se distingue à nouveau par des propos hallucinants de bêtise :

“Les Français ne pourront pas acheter de masques parce que ce n’est pas nécessaire quand on est pas malade.”

Non seulement c’est utile, même quand on est malade, mais en plus une grosse partie des malades sont asymptomatiques, et donc peuvent transmettre le virus. On a donc tout intérêt à faire porter le masque à tout le monde. Mais évidemment, Sibeth essayait vainement de sauver la face du gouvernement, qui a été incapable d’éviter la pénurie de masques.

Jérôme Salomon, le 18 mars : 

Le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon répète des inepties analogues dans son point presse journalier du 18 mars : 

“Le port de masque dans la rue est totalement inutile pour toute personne non contaminée.”

“Seul le personnel soignant, et les malades dans leur chambre ont besoin de porter un masque.”

Evidemment, c’est une erreur, et Salomon se contredit lui même en affirmant le 22 avril : “J’ai toujours plaidé pour l’accès aux masques grand public pour les Français”.

Sibeth Ndiaye, le 20 mars : 

Jean-Jacques Bourdin recevait Sibeth Ndiaye, encore elle, dans “Bourdin Direct” sur BFMTV et RMC, le vendredi 20 mars 2020.

Elle s’illustre une nouvelle fois par des propos hallucinants, qui seraient drôles si elle n’était pas la porte-parole de notre gouvernement…

“Les masques ne sont pas nécessaires pour tout le monde”

“Moi je ne sais pas utiliser un masque. Je pourrais dire, je suis ministre, je me mets un masque, mais en fait je sais pas l’utiliser”

Je ne crois même pas qu’il soit nécessaire de commenter cette déclaration aberrante…

Laurent Nunez, le 20 mars :

Le secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez était l’invité du JT de 20h de France 2 le 20 mars. Il est interrogé à propos des masques par Laurent Delahousse :

“Ils sont livrés très régulièrement […] Non, je ne reconnais pas qu’il en manque.”

Ici, il s’agit d’un mensonge en règle, car Laurent Nunez fait preuve d’un aveuglement risible tant la pénurie de masques est établie par tout le monde.

Sibeth Ndiaye, le 25 mars :

En sortie de conseil des Ministres le 25 mars, la porte-parole du gouvernement ajoute une nouvelle bourde à la longue liste de ses bévues 

«Nous n’entendons pas demander à un enseignant qui aujourd’hui ne travaille pas compte tenu de la fermeture des écoles de traverser toute la France pour aller récolter des fraises»

Naturellement, le corps enseignant a grondé face à cette déclaration et Sibeth Ndiaye s’est excusée. On peut légitimement se demande si elle n’a pas été choisie à ce poste pour servir de fusible, tant il paraît absurde de l’avoir choisi comme porte-parole du gouvernement.

Emmanuel Macron, le 14 avril :

Dans son allocution aux Français en date du 14 avril, le président de la République, sûr de lui-même, déclare :  

“Le 11 mai, nous serons en capacité de tester toute personne ayant des symptômes. Nous n’allons pas tester toutes les Françaises et tous les Français, ça n’aurait aucun sens.”

Pourtant, on sait depuis longtemps qu’une grande partie des malades sont asymptomatiques, et de ce fait, c’est une erreur de se restreindre à tester les personnes ayant eu des symptômes. Le discours du gouvernement s’adapte, après la pénurie de masques, au manque de tests…

Je complèterai cet article au fur et à mesure, car on peut s’attendre à ce que la liste s’allonge encore…

La différence de salaire homme-femme : un mythe !

La différence de salaire homme-femme fait beaucoup parler, et est constamment citée comme une preuve irréfutable de l’oppression subie par les femmes. On entend souvent que les femmes gagnent entre 20% et 30% de moins que les hommes. Cet écart correspond à l’écart qu’il peut y avoir entre le salaire moyen des hommes et le salaire moyen des femmes mais il ne tient compte d’aucune autre variable que le sexe, c’est donc une comparaison brute qui oublie un grand nombre de paramètres. 

Un premier exemple d’étude insuffisante

  Un rapport gouvernemental souvent cité (DARES Analyses – Mars 2012) calcule un écart brut de 27% mais montre qu’il y a en fait 9% d’écarts inexpliqués, selon leur modèle de calcul. Or, on apprend par exemple à la page 13 que plusieurs variables n’ont pas été prises en compte :

  • Les femmes travaillent plus à temps partiel que les hommes. Or, les heures supplémentaires d’un temps plein sont majorées dès la première heure supplémentaire, alors qu’elles ne sont parfois majorées qu’au delà de 10% de la durée de travail initialement prévue sur le contrat pour un temps partiel.
  • 30 % des hommes touchent des primes liées à des contraintes de travail (risqué, pénible, de nuit, astreintes, etc.) contre 16 % des femmes. Ces primes sont plus fréquentes chez les ouvriers par exemple, qui sont à 80% des hommes.
  • Des variables qui ne peuvent pas être facilement prises en compte : les interruptions de carrière, la spécialité des diplômes, l’effort fourni, le pouvoir de négociation face à l’employeur par exemple.

Les facteurs à prendre en compte pour étudier la différence de salaire homme-femme

   Les facteurs à prendre en compte pour obtenir des résultats précis concernant les écarts salariaux sont nombreux : 

  • Le poste occupé : niveau hiérarchique (ex : opérateur, superviseur, directeur) et la fonction (ex : marketing, ingénierie, RH)
  • Le secteur d’activité
  • La situation familiale
  • Le temps de travail effectué (temps plein ou temps partiel, heures supplémentaires, nombre total d’heures travaillées)
  • L’entreprise (à poste “équivalent”, certaines entreprises rémunèrent mieux que d’autres)
  • L’expérience dans le secteur (à 40 ans, une femme a généralement pris plus de pauses dans sa carrière qu’un homme)
  • L’ancienneté dans l’entreprise, l’ancienneté au poste
  • Les primes

Dans les rapports élaborés sérieusement sur les inégalités salariales homme-femme, le constat est toujours le même : plus le nombre de critères utilisés est grand, plus l’écart salarial se réduit. Quand tous les facteurs quantifiables sont utilisés, on arrive souvent à un écart de salaire négligeable voire inexistant. 

   Cependant, certains facteurs sont quasiment impossibles à prendre en compte mais pourraient expliquer que certains écarts ne soient pas dus à une discrimination contre les femmes, comme par exemple la propension à aller négocier son salaire (puisque les femmes et les hommes diffèrent en personnalité en moyenne).

Une étude exhaustive sur la différence de salaire homme-femme

  Le cabinet de conseil Korn Ferry a effectué en 2016 une étude sur l’écart salarial homme-femme (Korn Ferry Hay Group 2016 «The real gap: fixing the gender pay divide. A gender pay gap exists – just not in the way conventional wisdom holds.») à partir de leur base de données de plus de 8 millions d’employés dans plus de 33 pays et 10000 entreprises :

  • En calculant l’écart salarial brut, c’est-à-dire en comparant simplement le salaire moyen des femmes à celui des hommes, l’écart obtenu est de 17,6%.
  • En comparant des emplois de même niveau (par exemple: opérateurs, superviseurs, directeurs), l’écart obtenu passe à seulement 6,5%.
  • En comparant des emplois de même niveau dans la même entreprise, l’écart diminue encore à 2,2%.
  • En comparant des emplois de même niveau dans la même entreprise et correspondant à la même fonction (par exemple : RH, ventes, ingénierie), l’écart passe à 1,6%.
Différence de salaire homme-femme

Le statut familial, première clé de compréhension 

  Le statut familial ou marital semble être une des variables déterminantes à prendre en compte pour expliquer la différence de salaire homme-femme, comme le montre par exemple une étude effectuée en 2005 par June E. O’Neill et Dave M. O’Neill (“What Do Wage Differentials Tell Us about Labor Market Discrimination?”).

  Ci-dessous, quelques extraits de cette étude : 

“We examine the extent to which non-discriminatory factors can explain observed wage gaps between racial and ethnic minorities and whites, and between women and men. In general we find that differences in productivity-related factors account for most of the between group wage differences in the year 2000.”

“Gender differences in schooling and cognitive skills as measured by the AFQT are quite small and explain little of the pay gap. Instead the gender gap largely stems from choices made by women and men concerning the amount of time and energy devoted to a career, as reflected in years of work experience, utilization of part-time work, and other workplace and job characteristics.”

There is no gender gap in wages among men and women with similar family roles. Comparing the wage gap between women and men ages 35-43 who have never married and never had a child, we find a small observed gap in favor of women, which becomes insignificant after accounting for differences in skills and job and workplace characteristics. What the average woman sacrifices in earnings from choosing jobs that allow for part-time work and flexible work conditions is presumably offset by a gain in the utility of time spent with children and family.“

   June O’Neill aboutit à la conclusion que l’écart salarial entre les sexes s’explique largement par les choix faits par les femmes et les hommes quant au temps et à l’énergie consacrés à une carrière. Elle constate qu’il n’y a pas d’écart salarial entre les hommes et les femmes ayant des rôles familiaux similaires. En comparant l’écart salarial entre les femmes et les hommes âgés de 35 à 43 ans qui n’ont jamais été mariés et n’ont jamais eu d’enfant, on constate un léger écart observé en faveur des femmes, qui devient insignifiant après prise en compte des différences de compétences et de caractéristiques professionnelles.

Les femmes ne font pas le choix du salaire 

La deuxième grande source d’explication de la différence de salaire homme-femme est le fait que les femmes ne font pas le choix du salaire, elles sont plus nombreuses dans les secteurs où le salaire moyen est inférieur. Cela est notamment documenté dans une étude de 2016 (“STEM Training and Early Career Outcomes of Female and Male Graduate Students: Evidence from UMETRICS Data Linked to the 2010 Census”) par Catherine Buffington, Benjamin Cerf, Christina Jones et Bruce Weinberg.

  Ci-dessous, un extrait de cette étude :

“Women are underrepresented in a number of science and engineering fields, and the extent of underrepresentation generally increases in career stage (National Science Board 2014). This article uses new transaction data linked to Census Bureau Data to examine gender differences at critical junctures in the STEM pathway, graduate training, and the early career. We find gender “separation” among students—women work on teams with larger shares of women (especially among faculty) than men—but we find no clear disadvantages in the aspects of training environments that we can measure. We find, however, dramatic differences in career outcomes. Women earn 31 percent less than men overall and 11 percent less controlling most notably for field of study and funding source. The gap disappears once we include gender interacted with marital status and children.”

   Ainsi, l’étude de l’économiste Catherine Buffington et de ses collaborateurs démontre que dans le domaine des sciences dures, les femmes sont deux fois plus présentes que les hommes en biologie (59% et 27%), discipline peu rémunératrice, alors qu’il y a deux fois plus d’hommes que de femme en ingénierie (45% et 21%) et près de deux fois plus d’hommes que de femmes en informatique, mathématiques et physique (29% et 19%), les disciplines les plus rémunératrices du domaine « sciences dures».

   Comme attendu, l’écart de salaire est de 31% au profit des hommes. Mais une fois la différence salariale interdiscipline prise en compte, l’écart tombe à 11%. Et comme décrit dans l’étude précédente, ici aussi l’inégalité de salaire entre les hommes et les femmes disparaît une fois le statut marital et le nombre d’enfants ajoutés au calcul.

Les productivités des hommes et des femmes, à l’origine de la différence de salaire homme-femme? 

 Un autre facteur qui est plus difficile à mesurer est la productivité. Certaines études tentent de la mesurer, comme par exemple “Firm-level Evidence on Gender Wage Discrimination in the Belgian Private Economy” par Vincent Vandenberghe (2011).

Ci-dessous, quelques extraits de cette étude :

“In this paper we explore a matched employer–employee data set to investigate the presence of gender wage discrimination in the Belgian private economy labour market. Contrary to many existing papers, we analyse gender wage discrimination using an independent productivity measure. Using firm-level data, we are able to compare direct estimates of a gender productivity differential with those of a gender wage differential. We take advantage of the panel structure to identify gender-related differences from within-firm variation. Moreover, inspired by recent developments in the production function estimation literature, we address the problem of endogeneity of the gender mix using a structural production function estimator alongside instrumental variable-general method of moments (IV-GMM) methods where lagged value of labour inputs are used as instruments. Our results suggest that there is no gender wage discrimination inside private firms located in Belgium, on the contrary.”

“First difference estimates, once combined with IV-GMM or LP estimation, point indeed at larger productivity (-16 to -17 per cent points) disadvantages for women. What is more, these are barely compensated in terms of lower labour costs (-3 to -7 per cent points). Logically, this suggests that female workers get paid 10–14 per cent points in excess of what their (relative) productivity would imply. In short, our findings indicate that, on average, women earn less than men but also that they are collectively less productive than men. The tentative conclusion is that there seems to be no gender wage discrimination inside private firms located in Belgium, on the contrary.”

 Vincent Vandenberghe aboutit au résultat qu’en moyenne, les femmes gagnent moins que les hommes, mais qu’elles sont aussi collectivement moins productives que les hommes. La conclusion provisoire est qu’il ne semble pas y avoir de discrimination salariale envers les femmes au sein des entreprises privées situées en Belgique, bien au contraire.

  Même constat dans “Sex, Wages, and Productivity: An Empirical Analysis of Israeli Firm-Level Data” par Judith Hellerstein et David Neumark (2011) :

“Sex discrimination in labor markets may generate a wage gap between men and women that exceeds any gap in marginal productivity. We test for this type of discrimination using unique firm-level data on manufacturing firms in Israel. There is a statistically significant negative association between wages and the proportion of a firm’s workforce that is female. However, there is also a statistically significant negative association between marginal productivity and the proportion of females. The difference between the wage and productivity gaps is small relative to wage-regression estimates of wage discrimination, and is not statistically significant, which is most consistent with no discrimination.”

Ou encore dans  “Wages, Productivity, and Worker Characteristics: A French Perspective” par Bruno Crépon, Nicolas Deniau et Sébastien Pérez-Duarte (2002) :

“There are two main results in these estimates: first, there is little or no wage discrimination against women—their jobs are less paid, but are also less productive, by almost the same amount—and second, there is an important gap between wages and productivity in the jobs occupied by older workers—though the wage profile rises with age, the productivity profile only exhibits a small hump.”

C’est également le constat que l’on retrouve dans “Gender Gaps in Performance: Evidence from Young Lawyers” par Ghazala Azmat et Rosa Ferrer (2017), qui évoquent également le statut familial dans leur étude. Cet article document l’écart de performance entre les sexes parmi des professionnels hautement qualifiés, les avocats, aux Etats-Unis. Il relie également l’écart de performance à la différence de salaire homme-femme. Voici leur conclusion, traduite en français : 

Sur la base de mesures de performance largement utilisées dans les cabinets d’avocats, nous constatons que les avocats masculins facturent 10 % d’heures supplémentaires et rapportent plus de deux fois plus de nouveaux revenus aux clients que les avocates. Les différences d’impact entre les sexes en cas de parentalité et les différences dans les aspirations à devenir partenaire d’un cabinet d’avocats expliquent en grande partie la différence de performance. Nous montrons que la prise en compte des performances a des conséquences importantes sur les écarts de rémunération des avocats entre les sexes et sur leur promotion ultérieure.

Les heures supplémentaires et primes

Pour expliquer la différence de salaire homme-femme, on peut aussi constater que les hommes touchent davantage de primes et font plus d’heures supplémentaires que les femmes : 

  • Les hommes sont 53% à être rémunérés pour des heures supplémentaires, contre 37% chez les femmes en 2009 (cf l’analyses Dares 2012 précédemment citée). En 2009, les hommes sont plus nombreux que les femmes à recevoir des primes, avec 85% contre 81%. 
  • Le montant total des primes est de 25% inférieur pour les femmes. Pour expliquer cela, nous savons que 33% des hommes touchent des primes de performance contre 28% des femmes, le montant des primes est statistiquement plus élevé pour les hommes car celles-ci concernent les risques et le danger au travail, la pénibilité. Ces primes de contraintes concernent surtout les ouvriers, métiers occupés à 79% par des hommes.
  • En ce qui concerne les primes d’ancienneté, elles semblent être plus égalitaires dans leurs montants et dans leurs fréquences, même s’il reste un très léger avantage masculin. Cela s’explique par l’ancienneté plus importante des hommes, 10 ans et 11 mois contre 10 ans et un mois pour les femmes (2009), et par le salaire moyen et les temps de travail plus élevés chez ces messieurs.

Les travailleurs indépendants

  Pour vérifier que les écarts salariaux ne sont pas imputables à une discrimination envers les femmes, on peut s’intéresser aux salaires des travailleurs indépendants.

  Ainsi, selon la DREES, les hommes gagnent plus que les femmes (30% à 40%) au sein des médecins généralistes, donc même à profession égale. La différence de salaire homme-femme s’expliquerait entre autres par le temps de travail, les hommes travaillent environ un jour de plus par semaine.

  L’INSEE (source) nous apprend également que les femmes sont à la tête d’entreprise plus petites que les hommes, mais aussi que les femmes gagnent 40% de moins que les hommes, un écart qui est donc plus grand que l’écart brut entre hommes et femmes parmi les salariés (entre 20% et 30% généralement). Autrement dit, lorsque les femmes sont leur propre patron, elles gagnent encore moins que lorsqu’elles travaillent pour des hommes. On constate aussi que la différence de revenus sur les professions libérales (donc pouvant fixer leurs honoraires) est absolument énorme. Par exemple, les hommes gagnent environ le double dans le secteur juridique (chiffre d’affaires moyen de 133k€ contre 60k€) et dans le domaine médical (65k€ contre 36k€).

  Une étude de 2019 sur les salaires chez Uber nous éclaire également sur le fait qu’un écart salarial homme-femme ne s’explique pas nécessairement par une discrimination : “The Gender Earnings Gap in the Gig Economy: Evidence from over a Million Rideshare Drivers” de Cody Cook, Rebecca Diamond, Jonathan Hall, John A. List et Paul Oyer :

“The growth of the “gig” economy generates worker flexibility that, some have speculated, will favor women. We explore this by examining labor supply choices and earnings among more than a million rideshare drivers on Uber in the U.S. We document a roughly 7% gender earnings gap amongst drivers. We show that this gap can be entirely attributed to three factors: experience on the platform (learning-by-doing), preferences over where to work (driven largely by where drivers live and, to a lesser extent, safety), and preferences for driving speed. We do not find that men and women are differentially affected by a taste for specific hours, a return to within week work intensity, or customer discrimination. Our results suggest that there is no reason to expect the “gig” economy to close gender differences. Even in the absence of discrimination and in flexible labor markets, women’s relatively high opportunity cost of non-paid-work time and gender-based differences in preferences and constraints can sustain a gender pay gap.”

  La différence de salaire homme-femme chez Uber est de 7%, mais elle ne peut pas être imputée aux discriminations envers les femmes. On l’explique par 3 facteurs : l’expérience sur la plate-forme (apprentissage par la pratique), les préférences de lieu de travail (principalement en fonction du lieu de résidence des conducteurs et, dans une moindre mesure, la sécurité) et les préférences de vitesse de conduite. 

 En 2020, une étude similaire est effectuée auprès de l’entreprise Mechanical Turk, et elle aboutit à la même conclusion. Les salaires horaires par sexe ont été analysées pour 22 271 employés de MTurk, qui ont participé à près de 5 millions de “tâches” différentes. Les employés sont anonymes, ce qui exclut toute possibilité de discrimination par sexe. Voici les conclusions de l’étude, que j’ai traduites : 

  • En moyenne, le salaire horaire des femmes était inférieur de 10,5 % à celui des hommes. Plusieurs facteurs ont contribué à l’écart de rémunération entre hommes et femmes, notamment la tendance des femmes à choisir des tâches dont le salaire horaire annoncé est inférieur. Cette étude démontre que des écarts de rémunération entre les sexes peuvent apparaître malgré l’absence de discrimination ouverte, de ségrégation du travail et de modalités de travail rigides, même après contrôle de l’expérience, de l’éducation et d’autres facteurs liés au capital humain. 

Les hommes, discriminés?

  • En 1960, les femmes composaient 43% des élèves à l’université contre 59% de nos jours (source). Cette proportion va probablement s’accroître, s’agit-il d’une discrimination envers les hommes?
  • Un rapport de l’INSEE évoque les accidents du travail : Les ouvriers, donc principalement des hommes, en sont majoritairement victimes. « Les femmes ont moins d’accidents du travail mais plus de maladies professionnelles que les hommes (16,5 contre 13,5 maladies professionnelles reconnues pour dix millions d’heures de travail en 2007). Elles souffrent principalement de troubles musculo-squelettiques alors que les hommes sont plus touchés par les cancers professionnels. »
  • Hommes et femmes doivent cotiser le même nombre d’années pour obtenir leur retraite pleine. Or l’espérance de vie moyenne des femmes est supérieure à celle des hommes : 85 ans pour les femmes contre 80 ans pour les hommes. Les femmes touchent donc en moyenne 5 ans de retraite en plus que les hommes, tout en ayant cotisé le même nombre d’années.
  • D’après une étude qui a été répliquée en 2019, il semblerait que les femmes étant considérées comme des employées “à haut potentiel” sur le marché du travail sont récompensées par un salaire plus élevé que les “hommes à haut potentiel”. Cet écart de salaire homme-femme inversé est un constat très intéressant qui est pourtant peu médiatisé.

Sofzilog : hommage à un brillant Youtubeur

Sofzilog était un vidéaste belge, décédé à 28 ans en novembre 2019.

J’écris cet article pour lui rendre hommage, même si sa mort date de plusieurs mois maintenant. J’ai beaucoup apprécié son travail qui était d’une grande qualité et qui a contribué à mettre en avant certains sujets mis sous le tapis par les médias institutionnels.

Sofzilog, de son vrai nom Sofiane, dont le visage n’a jamais été dévoilé, est arrivé sur Youtube fin 2017 avec une première vidéo très courte appelée “L’islamophobie pour les nuls”. Début janvier 2018, il traduit une vidéo du Youtubeur allemand “Kraut and Tea” sur le “féminisme musulman” et notamment l’activiste politique Linda Sarsour.

Il met en avant l’une des incohérences les plus choquantes de la gauche. Celle-ci soutient l’émancipation des femmes à tous les niveaux, et prend en même temps la défense de l’islam au mépris de tous ses autres principes. Il montre l’hypocrisie d’une personnalité comme Linda Sarsour, qui se présente comme féministe tout en étant une musulmane qui essaie de faire avancer l’agenda politique de l’islam.

Sofzilog s’attaque aux viols collectifs de Telford

 En avril 2018, il sort la vidéo qui fera exploser sa chaîne, à propos d’un sujet qu’il abordera à nouveau dans plusieurs autres vidéos. Il y aborde un sujet très important, malheureusement peu médiatisé : les affaires de “grooming gangs” en Angleterre. Il s’agit d’affaires de viols collectifs et de proxénétisme perpétrées par des gangs essentiellement composés de pakistanais musulmans. 

 “Plus d’un millier de petites filles, principalement entre 10 et 15 ans, ont été violées, prostituées, humiliées, torturées, et même assassinées sans que la police et les services sociaux ne fassent quoi que ce soit.” Cette phrase qui débute la vidéo résume bien ces affaires et l’horreur qu’elles constituent. Ces affaires concernent de très nombreuses villes où les événements se sont toujours déroulées de la même manière : Telford, Roterham, Rochdale, Halifax, Newcastle, Banbury, Oxford, Huddersfield, Peterborough, Bristol, Aylesbury, Keighley… Même dans la ville d’Oulu, en Finlande, une affaire de “grooming gang” musulman a eu lieu.

 Au delà des événements macabres, le caractère horrifiant de ces affaires provient du fait qu’elles ont longtemps été ignorées par la police et les services sociaux, par peur d’être qualifiés de racistes! Sofzilog montre également comment les médias ont eux aussi caché ou minimisé ces affaires pour les mêmes raisons. 

 Sofzilog a fait plusieurs vidéos complémentaires sur le sujet, principalement axées sur le personnage de Tommy Robinson, un lanceur d’alerte britannique persécuté par le système judiciaire et les médias anglais, parce qu’il tente de médiatiser ces affaires de viols collectifs ignobles.

Le génocide blanc en Afrique du Sud et la prétendue tolérance de gauche

Sofzilog a également contribué à mettre en avant le sort des fermiers blancs en Afrique du Sud, qui subissent une très violente haine raciale de la part des Noirs. Chaque année, des centaines de familles de fermiers blancs sont attaqués par des “escadrons de la mort” constitué de Noirs, qui les torturent, blessent, violent ou tuent. Ces affaires immondes de massacres de fermiers blancs sont très souvent ignorées, cachées, ou minimisées par les médias français et occidentaux en général, et Sofzilog a une nouvelle fois joué son rôle de “lanceur d’alerte” en les mettant en avant.

 Dans la plupart de ses vidéos, Sofzilog combat les idées de gauche, qu’il s’agisse de l’immigrationnisme, du féminisme, de l’indigénisme ou de la mentalité des “SJW”. Il a consacré une très bonne vidéo à une des grosses incohérences de la gauche, en confrontant sa prétendue tolérance, qui n’est qu’une façade, avec sa très violente intolérance face à la diversité d’opinions, et notamment face à toutes les idées qui ne suivent pas son logiciel. 

Dans cette très bonne vidéo, Sofzilog aborde à nouveau l’un de ses sujets “fétiche”, qui est la pédophilie. Cette fois, il met en avant la tolérance de la gauche et de l’extrême-gauche envers la pédophilie, et la probable implication de personnalités de gauche dans des affaires de pédophilie.

Sofzilog face aux élucubrations de la coterie LGBT

Sa vidéo la plus populaire surfait sur le buzz créé par Arnaud Gauthier-Fatwas qui, sur le plateau de Danier Schneidermann affirmait sans ciller “je ne suis pas un homme”. Cela permet à Sofzilog d’aborder le sujet du lobby LGBT et de la manière dont les idées “transexualistes” progressent dans tous les pays Occidentaux, notamment au Canada, en Australie et en Grande-Bretagne. Dans ces pays, les absurdités se succèdent mais le mouvement continue à prendre de l’ampleur, car elles infiltrent l’éducation, la culture, le langage et les médias.

Une véritable propagande mettant en avant des enfants transexuels, “queer” ou non-binaire existe depuis quelques années. Evidemment, ces enfants ne sont que des victimes et des marionnettes de leurs parents, qui projettent leur déviance sur eux. Sofzilog conclut en rappelant très justement pourquoi nous ne devons pas céder devant les droits-créances demandés incessamment par la coterie LGBT : “Chaque liberté qu’ils grignotent ne les rassasiera jamais”.

Le mensonge du racisme systémique aux Etats-Unis

Sofzilog a également traduit en français l’échange qu’ont eu Dave Rubin et Larry Elder sur le racisme systémique, discussion qui a tellement chamboulé Dave Rubin qu’elle a balayé toutes ses certitudes de progressiste. C’est une vidéo très intéressante, car elle montre pour une fois un contradicteur qui maîtrise son sujet face à un progressiste qui assène ses certitudes infondées.

Ainsi, on voit Dave Rubin répéter le mantra anti-raciste selon lequel les Noirs sont très souvent victimes de violences policères de la part des Blancs. A l’aide des chiffres officielles, le conservateur afro-américain Larry Elder lui rétorque ce mantra n’est qu’un mythe aux antipodes de la réalité.

Il rappelle que le taux de criminalité des Noirs est près de 10 fois plus élevé que celui des Blancs, que dans certaines villes une grande partie des policiers sont Noirs, et qu’au contraire, un policier blanc va être beaucoup plus hésitant avant de tirer sur un Noir qu’un Blanc, car il sait que l’affaire sera médiatisée. Larry Elder lui explique également que dans le domaine académique, les Noirs sont très largement avantagés dans les admissions, du simple fait de leur couleur de peau!

Les Croisades, guerres défensives en réaction aux invasions musulmanes

Dans ses dernières vidéos, Sofzilog aborde très justement le sujet des Croisades, une arme de propagande maintes fois utilisée par les ethno-masochistes occidentaux. Il rappelle que les Croisades ne sont pas une attaque des Chrétiens envers les musulmans, mais bien une réponse (défensive) aux invasions des arabo-musulmans. En effet, pendant des siècles, ceux-ci ont attaqué et envahi les terres chrétiennes et européennes, et ils ont progressé sur des milliers de kilomètres.

Là où l’islam s’est installé en Europe, les musulmans ont imposé la dhimmitude aux autochtones européens, qui est un statut de soumission à l’envahisseur musulman. A ce titre, Sofzilog rappelle que les Croisés n’ont pas pris Jérusalem en 1099 mais qu’ils l’ont reprise, alors qu’elle avait été conquise par les arabo-musulmans.

Je ne vais pas m’étaler sur toutes les vidéos qu’a faites Sofzilog, mais je vous conseille de toutes les regarder. Les autres sujets qu’il traite sont, entre autres : les “bienfaits” du multiculturalisme, le pacte de Marrakech, la pédophilie de réseau, le racisme anti-blanc, le féminisme anti-femmes, l’enfer progessiste que va devenir la Suède…

La dernière vidéo de Sofzilog

La dernière vidéo où il apparaît sur Youtube est une vidéo qu’il a effectuée en collaboration avec Corbac Réac, sur l’arnaque de l’Union Européenne. Cette vidéo est publiée le 10 novembre 2019. 

 Quelques jours plus tard, Sofzilog décède à l’âge 28 ans. Il est mort sans que son visage ne soit jamais dévoilé au grand public. D’après son wiki, il semblerait qu’il ait fait une crise cardiaque devant son ordinateur, alors qu’il discutait en ligne.

Son décès est une grande perte pour le camp national, car il était un militant du “combat métapolitique” brillant. En un peu moins de 2 ans, il a réussi à publier un certain nombre de vidéos excellentes qui ont dépassé les 100 000 vues, ce qui est une prouesse sur ce genre de sujets.

 Qui plus est, sa mort a eu lieu quelques jours après celles d’un autre grand combattant de la cause nationale, le Youtubeur Tepa. Ils ont tous les 2 réussi à amasser un capital sympathie considérable, toujours loin des conflits inutiles, et sont à ce titre largement regrettés par tous les patriotes. Il suffit pour s’en convaincre de voir les commentaires d’adieu et de remerciements sur les dernières vidéos de Sofzilog.

 Sofzilog, merci pour ce que tu as fait. Nous tâcherons de continuer ton combat.

Ces 13 personnalités ont critiqué l’immigration… et vous ne le saviez pas!

Les discours critiques vis-à-vis de l’immigration ont plutôt mauvaise presse. Ceux qui les tiennent se font rapidement étiqueter « extrême-droite », quand ils ne se font pas simplement traiter de racistes. De fait, une bonne partie de la population française est hermétique à ces discours.

On pourrait affirmer que la diabolisation est un moyen commode pour les médias de ne pas répondre sur le fond, de balayer d’une insulte ces vérités dérangeantes qui vont à l’encontre de leur idéologie. Et d’affirmer que la population prend le pli des médias. Mais on pourrait aussi reconnaître que le messager est tout aussi important que le message, et qu’il est naturel de prendre ses distances vis-à-vis personnalités ayant une réputation sulfureuse, et dont on ne connaît pas les motivations profondes.

Dans ce cas, il convient peut-être d’y être un peu plus attentif quand ils émanent de personnalités ayant une bonne réputation, et difficilement soupçonnables d’être animés par de la « haine ».

Nous avons rassemblé tous les exemples de déclarations critiques de l’immigration et issues de personnalités de gauche pour la plupart.

François Hollande, dans le livre de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, « Un président ne devrait pas dire ça », sorti en 2016, a déclaré :

« Il y a un problème avec l’islam qui demande des lieux, des reconnaissances. »
«Je pense qu’il y a trop d’arrivées, d’immigration qui ne devrait pas être là. »

Gérard Collomb : cadre du parti socialiste, il est franc-maçon et fait partie du grand orient de France (source : Wikipédia). C’est lorsqu’il est ministre de l’intérieur d’Emmanuel Macron qu’il a cet échange avec un journaliste de Valeurs Actuelles :

GC : C’est très inquiétant. Ce que je lis tous les matins dans les notes de police reflète une situation très pessimiste. Les rapports entre les gens sont très durs, les gens ne veulent pas vivre ensemble …

VA : Quelle est la part de responsabilité de l’immigration ?

GC : Enorme […] Des communautés en France s’affrontent et c’est très violent

Dans une interview Europe 1 le 7 novembre 2018 :

« On a laissé se ghettoïser un certain nombre de quartiers […] La situation dégénérera »

Le 3 octobre 2018, de son discours de départ du ministère de l’intérieur, à propos des « quartiers » :

« la situation est très dégradée. […] Aujourd’hui c’est plutôt la loi du plus fort qui s’impose, des narcotrafiquants, des islamistes radicaux […] aujourd’hui on vit côte à côte, je crains que demain on vive face à face […] et demain la situation deviendra ingérable »

Valéry Giscard d’Estaing : dans sa biographie écrite par Eric Roussel et parue en 2018, affirme que le regroupement familial est son plus grand regret. En 1991, dans Le Figaro Magazine, il annonçait que « le problème actuel auquel nous aurons à faire face se déplace de l’immigration à l’invasion ».

Michel Rocard, le 3 décembre 1989, dans l’émission 7/7 :

« Nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde. La France doit rester ce qu’elle est, une terre d’asile politique […] mais pas plus. »

Le 7 janvier 1990, à l’Assemblée Nationale devant des élus socialistes originaires du Maghreb, Michel Rocard aurait ainsi déclaré :

« Aujourd’hui, je dis clairement — je n’ai pas de plaisir à le dire, j’ai beaucoup réfléchi avant d’assumer cette formule, il m’a semblé que mon devoir était de l’assumer complètement : la France n’est plus, ne peut plus être une terre d’immigration nouvelle. Je l’ai déjà dit et je le réaffirme : quelque généreux qu’on soit, nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde. »

A partir de 1993, pour des raisons politiques, il reniera sa formule, en lui ajoutant « mais elle doit en prendre sa part ».

Le Dalaï-Lama, critique sur l’immigration lors d’une interview pour la BBC en 2019 : 

« Les pays européens devraient accueillir ces réfugiés et leur procurer éducation et formation, le but étant qu’ils retournent dans leurs pays avec certaines compétences. »

« Un nombre limité, ça va. Sinon, toute l’Europe deviendra un jour musulmane ou africaine, c’est impossible. »

« L’Europe est pour les Européens. » 

« Eux-mêmes sont mieux sur leurs propres terres. »

« Chaque pays a sa propre culture, sa propre langue, son propre mode de vie, et il est mieux pour chacun de vivre dans son propre pays. C’est mon opinion. »

Cardinal Sarah (entretien avec l’Incorrect, 2019) : 

« S’il faut les aider, je pense que c’est sur place »

« Dieu ne veut pas la migration »

« J’ai peur que le déséquilibre démographique engendré par ces vagues migratoires vous fasse perdre votre identité et ce qui fait votre spécificité »

« Vous voyez bien que vous êtes envahis par l’Islam »

Charles De Gaulle (par Alain Peyrefitte, 1959) :

« C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France.

Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoire! Les musulmans, vous êtes allés les voir? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français. Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants.

Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? »

Hassan II, roi du Maroc (1993) :

« L’intégration est possible entre Européens. La trame est la même, c’est le même continent. Ils [les Marocains] ne seront jamais 100% Français, ils seront de mauvais Français, je peux vous l’assurer »

Jean-Pierre Chevènement :

Dans son livre « Un défi de civilisation », Chevènement suggère, comme le pape, que l’accueil des migrants soit «proportionné à la capacité d’intégration». Il met en garde contre la constitution de «diasporas qui se laissent d’autant moins absorber que l’écart entre leur culture et la culture autochtone est plus grand». L’auteur propose donc de «canaliser les flux migratoires» dans des limites précises «en vue d’assurer la survie de nos sociétés en tant qu’entités politiques et culturelles constituées».

Le 29 août 2016 sur France Inter, à propos de la ville de Saint-Denis :
« 80 % des enfants en primaire ne maîtrisent pas la langue française » dans cette ville, et elle compte « 135 nationalités, mais il y en a une qui a quasiment disparu ».

Emmanuel Macron (16 septembre 2019) :

“Nous n’avons pas le droit de ne pas regarder ce sujet en face”. “La question est de savoir si nous voulons être un parti bourgeois ou pas. Les bourgeois n’ont pas de problème avec cela: ils ne la croisent pas. Les classes populaires vivent avec”, a-t-il souligné.

“La gauche n’a pas voulu regarder ce problème pendant des décennies. Les classes populaires ont donc migré vers l’extrême droite. On est comme les trois petits singes: on ne veut pas regarder”, a-t-il encore ajouté.

Il ajoute quand même un « La France a toujours été une terre d’immigration ».

Fabien Roussel (secrétaire national du PCF, France 3, 23 septembre 2019) :

« Je suis pour stopper cette immigration organisée par les traités libéraux de Bruxelles… »
« Ces chefs d’entreprises qui utilisent l’immigration illégale »
« Je comprends la colère des Français »

Georges Marchais, ancien secrétaire général du Parti communiste français, dans sa Lettre au recteur de la mosquée de Paris, publiée le 6 janvier 1981 dans l’Humanité.

“En raison de la présence en France de près de quatre millions et demi de travailleurs immigrés et de membres de leur familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes.

Il faut les regarder en face et prendre rapidement les mesures indispensables.
La cote d’alerte est atteinte. Il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine.

Se trouvent entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions, et parfois des heurts entre immigrés des divers pays. Cela rend difficiles leurs relations avec les Français.”

Albert Camus, dans une lettre à Jean Grenier, 1958 :

« Le train du monde m’accable en ce moment. A longue échéance, tous les continents (jaune, noir et bistre) basculeront sur la vieille Europe. Ils sont des centaines et des centaines de millions. Ils ont faim et ils n’ont pas peur de mourir. Nous, nous ne savons plus ni mourir, ni tuer. Il faudrait prêcher, mais l’Europe ne croit à rien. Alors, il faut attendre l’an mille ou un miracle. Pour moi, je trouve de plus en plus dur de vivre devant un mur. »

La dernière lettre de Dominique Venner avant son suicide

Dominique Venner est un essayiste et historien, représentant de la cause nationale et européenne. J’apprécie beaucoup la qualité de ses ouvrages et j’ai un grand respect pour son travail. Le 21 mai 2013, il s’est donné la mort devant l’autel de la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Avant cela, il a fait parvenir une lettre d’explication à ses amis. Je me permets de la publier ici, car elle est un appel au “réveil des consciences européennes assoupies”.

Je suis sain de corps et d’esprit, et suis comblé d’amour par ma femme et mes enfants. J’aime la vie et n’attend rien au-delà, sinon la perpétuation de ma race et de mon esprit. Pourtant, au soir de cette vie, devant des périls immenses pour ma patrie française et européenne, je me sens le devoir d’agir tant que j’en ai encore la force. Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. J’offre ce qui me reste de vie dans une intention de protestation et de fondation. Je choisis un lieu hautement symbolique, la cathédrale Notre-Dame de Paris que je respecte et admire, elle qui fut édifiée par le génie de mes aïeux sur des lieux de cultes plus anciens, rappelant nos origines immémoriales.

Alors que tant d’hommes se font les esclaves de leur vie, mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort afin de réveiller les consciences assoupies. Je m’insurge contre la fatalité. Je m’insurge contre les poisons de l’âme et contre les désirs individuels envahissants qui détruisent nos ancrages identitaires et notamment la famille, socle intime de notre civilisation multimillénaire. Alors que je défends l’identité de tous les peuples chez eux, je m’insurge aussi contre le crime visant au remplacement de nos populations.

Le discours dominant ne pouvant sortir de ses ambiguïtés toxiques, il appartient aux Européens d’en tirer les conséquences. À défaut de posséder une religion identitaire à laquelle nous amarrer, nous avons en partage depuis Homère une mémoire propre, dépôt de toutes les valeurs sur lesquelles refonder notre future renaissance en rupture avec la métaphysique de l’illimité, source néfaste de toutes les dérives modernes.

Je demande pardon par avance à tous ceux que ma mort fera souffrir, et d’abord à ma femme, à mes enfants et petits-enfants, ainsi qu’à mes amis et fidèles. Mais, une fois estompé le choc de la douleur, je ne doute pas que les uns et les autres comprendront le sens de mon geste et transcenderont leur peine en fierté. Je souhaite que ceux-là se concertent pour durer. Ils trouveront dans mes écrits récents la préfiguration et l’explication de mon geste.

Dominique Venner

Jésus n’était pas une fiotte !

NB : Cet article a été rédigé par Stanislas Cavelier, un nouveau contributeur au site.

L’image du catholicisme depuis une quarantaine d’années a considérablement évolué. Elle a dérivé lentement mais sûrement vers une spiritualité joyeuse mais molle, et « tendre la joue gauche » est trop souvent pris comme le credo d’une ONG boostée aux œstrogènes.

Or, le Christ, figure centrale du catholicisme bimillénaire, est venu en réalité tant pour amener le glaive que pour apporter l’amour. Oublier le premier au profit exclusif du second est une erreur que paye encore aujourd’hui l’Eglise. Cette saine virilité est nécessaire aux jeunes hommes ambitieux à la recherche d’occasions de mesurer une force, leur force, aussi bien qu’à tous les autres respectueux de la colère à bon escient, de la puissance protectrice. 

A quoi nous appelle le Christ ? A gratter une guitare et chanter en levant les mains ? Certainement pas. En tout cas, pas uniquement.

Cet article vous propose de retourner à la source des évangiles, la vie de Jésus, ses paroles, celles qui ont fondé la religion catholique. Ce sont ces paroles que des hommes et des femmes ont refusé d’abjurer sous l’Empire romain, dans le cirque devant les lions, et parfois encore récemment comme en Irak et en Syrie. Dans un souci de réinformation, c’est le véritable sens des mots utilisés par le Christ qu’il faut rappeler, c’est ce que nous ferons. Force et force, amour et amour, ces mots ont été dévoyés dans notre vocabulaire courant. 

Moi je vous dis, aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent.

Matthieu 5:44

Celui qui vit par l’épée périra par l’épée.

Mathieu 26:52

Ne nous trompons pas, ce que le Christ apporte, c’est l’amour. Mais l’amour profond, vrai, pas l’amour facile. L’amour qui châtie, l’amour qui fait violence pour atteindre le vrai Bien.

Le Chrétien est le sel de la terre, pas une vieille soupe

Au tout début de son travail, Jésus Christ rassemble une grande foule. Il monte sur une colline et sermonne le peuple, c’est l’épisode du discours sur la montagne. Ce long sermon appelle à une vie difficile et combattante, ce premier épisode de la vie adulte de Jésus annonce déjà la couleur.

Vous êtes le sel de la terre. Si le sel s’affadit, avec quoi lui rendra-t-on sa saveur ? Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes.

Matthieu 5 :13

Le chrétien peut-il être fade ? Peut-il être mou ? Non. Le vrai Chrétien est prêt à prendre armure et épée pour libérer le tombeau de son Sauveur.

La paix ou le glaive? La réponse est claire

Le Christ est prince de la Paix. Mais encore une fois, c’est la vraie Paix, pas la paix au rabais, la paix qui ne coûte pas cher, pour laquelle on ne prend pas de risques. Cette paix ne se fait pas en gardant ses mains dans des gants. Elle blessera.

Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Je suis venu mettre en lutte le fils avec son père, la fille avec sa mère, et la belle-fille avec sa belle-mère. On aura pour ennemis les gens de sa propre maison.

Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n’est pas digne de moi ; et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi, n’est pas digne de moi. Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas, n’est pas digne de moi. Celui qui sauvera sa vie, la perdra ; et celui qui perdra sa vie à cause de moi, la sauvera.

Matthieu 10:34

La venue du Christ n’est pas une arrivée dans du coton, et être chrétien, c’est se mettre là où les autres jettent des pierres, il faut savoir y répondre. Celui qui sauvera sa vie, c’est-à-dire celui qui ne prend pas de risque d’aller au combat et même d’y mourir, est voué à la mort véritable.

Jésus promet les flammes éternelles aux mauvais

Autre question qu’on peut se poser assez souvent, est-ce vraiment grave d’être mauvais? La miséricorde divine est-elle si grande qu’on peut même ne pas y penser ? Puis-je faire le mal et n’espérer au pire qu’une petite remontrance de Dieu arrivé au paradis ? Non, encore non.

Ainsi en sera-t-il à la fin du monde : les anges sortiront pour séparer les méchants du milieu des justes et les jetteront dans la fournaise : là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. ‘’Avez-vous compris tout cela ?’’ Ils lui répondent : ‘’Oui’’.

Matthieu 13 :49

Jésus sait remettre ses amis à leur place

Pierre est peut-être l’apôtre qui a eu la postérité la plus grande, en tant que premier chef de l’Eglise. C’est aussi l’apôtre le plus impétueux, le plus impatient, le plus humain. Le Christ a donc eu besoin de bien rappeler à Pierre qu’il n’est que créature quand lui-même est Dieu, le fossé est indépassable.

Il commença à leur enseigner qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu’il soit tué, et que, trois jours après, il ressuscite. Jésus disait cette parole ouvertement. Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches. Mais Jésus se retourna et, voyant ses disciples, il interpella vivement Pierre : ‘’ Passe derrière moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes.’’

Marc 8:31

Le Christ pulvérise les pharisiens

Le Christ s’amuse avec ses victimes préférées. Sans aucune haine, il est toutefois obligé, à plusieurs reprises, d’utiliser la violence pour remettre à leur place ceux qui persistent dans l’erreur. En espérant qu’ils utilisent leur liberté humaine pour comprendre et croire… 

Le jour du sabbat

C’est d’abord alors qu’il mange avec ses disciples le jour du sabbat. Quelques pharisiens s’aventurent à lui faire remarquer que lui et ses disciples ne respectent pas la lettre de la Loi. Jésus garde son calme mais leur explique. 

N’avez-vous pas lu ce que fit David, lorsqu’il eut faim, lui et ceux qui étaient avec lui.  Comment il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de proposition, qu’il ne lui était pas permis de manger, non plus qu’à ceux qui étaient avec lui, mais aux prêtres seuls ? Ou n’avez-vous pas lu dans la Loi que, le jour du sabbat, les prêtres violent le sabbat dans le temple sans commettre de péché ?

Il s’éloigne et entre à la synagogue pour prier. Les pharisiens qui n’arrivent décidément pas à se contenir posent une question à la stupidité dont ils ont le secret : “est-il permis de guérir le jour du Sabbat ?” Encore une fois, il garde son calme et leur explique pourquoi il le fera et guérit allègrement toute la foule qui l’attend dehors. A nouveau, les pharisiens l’accusent de guérir par don démoniaque. Jésus hausse alors le ton une première fois.

Qui n’est pas avec moi est contre moi, et qui n’amasse pas avec moi disperse.

La couleur est annoncée et l’avertissement continue. 

Race de vipères, comment pourriez-vous dire des choses bonnes, méchants comme vous l’êtes ? Car la bouche parle de l’abondance du cœur.

Matthieu 12:34
Le réquisitoire contre les scribes et les pharisiens

Jésus a décidé de passer la seconde vitesse contre les pharisiens et les scribes. Cette fois, il n’attend pas d’être provoqué pour réunir le peuple et faire expliquer le fond du problème des pharisiens. 

Les Scribes et les Pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu’ils vous disent ; mais n’imitez pas leurs œuvres, car ils disent et ne font pas.

Matthieu, 23:2

S’ensuit une anaphore « Malheur à vous scribes et pharisiens ». Sa colère monte au fur et à mesure qu’il répertorie les torts de ceux qui veulent sa mort. 

Malheur à vous, Scribes et Pharisiens hypocrites, qui bâtissez les tombeaux des prophètes et ornez les monuments des justes, et qui dites : Si nous avions vécu aux jours de nos pères, nous n’aurions pas été leurs complices pour verser le sang des prophètes. Ainsi vous rendez contre vous-mêmes ce témoignage, que vous êtes les fils de ceux qui ont tué les prophètes. Comblez donc la mesure de vos pères! Serpents, race de vipères, comment éviterez-vous d’être condamnés à la géhenne ?

Matthieu, 23:29
L’expulsion des marchands du temple

L’épisode le plus fameux du bras de fer avec les pharisiens est la purification du Temple. Le Temple était le lieu de prière principal des juifs à Jérusalem. C’est le gros coup de gueule du Christ. Furieux de voir la maison de prière souillée par des marchands sous l’œil complice des pharisiens, il les anathématise sans vergogne, renverse leurs tables et leur bloque impitoyablement l’entrée. Le temps qu’ils déguerpissent tous, surpris par la Vérité qui ne prend pas de pincettes quand les hommes se trompent.

Ils arrivèrent à Jérusalem. Jésus étant entré dans le temple, se mit à chasser ceux qui vendaient et achetaient dans le temple, et il renversa les tables des changeurs, et les sièges de ceux qui vendaient des colombes, et il ne souffrait pas que personne transportât aucun objet à travers le temple. Et il enseignait, en disant : ” N’est-il pas écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière pour toutes les nations ? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs. ” Ce qu’ayant entendu, les Princes des prêtres et les Scribes cherchaient les moyens de le faire périr ; car ils le craignaient, parce que tout le peuple admirait sa doctrine.

Matthieu, 21:12-13

Le message profond du Christ et de l’Eglise catholique est de mettre l’harmonie et la paix entre tous les hommes, mais c’est précisément parce que c’est le but ultime que c’est un but très exigeant, qui oblige à saigner, presque comme une purification. Nous sommes tous appelés à faire le bien par une saine virilité, la force tranquille qui frappe quand il faut frapper et caresse quand il faut caresser. (spoiler : il y a plus d’occasions de caresses que de coups)